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Une insatiable errance vers nulle part. Au cours d’une émission littéraire, j’ai entendu un présentateur affirmer que « Alvaro Mutis est le plus grand écrivain voyageur de tous les temps ». Poussé par la curiosité, j’ai donc avalé ce pavé de près de 900 pages –sept livres en un-, partagé entre des moments d’enthousiasme et d’admiration et des haut-le-cœur.
Emotion de voyage. Il y a de quoi frémir. Avec un petit groupe de journalistes, je suis en train de visiter la ville de Tallinn, la capitale de l’Estonie, proche de la Russie, son ancienne puissance tutélaire. Notre journée a été un enchaînement de musées, monuments, pauses bistrots, longues ballades… Le bus nous emmène faire un dernier tour panoramique de la ville.

En 4X4 entre des animaux redoutables. Les « big five » en Afrique seraient les animaux les plus féroces et dangereux. Au XIXème siècle et au début du XXème, les plus Tartarin de Tarascon des colons mettaient un point d’honneur à les accrocher à leur tableau de chasse : lions, léopards, éléphants, rhinocéros et buffles. C’est Ernest Hemingway qui en avait dressé la liste dans "Les neiges du Kilimandjaro". Aujourd’hui quelques richissimes américains achètent encore le droit d’abattre ces animaux.
Il est l'émirat le plus riche des Emirats Arabes Unis. Grâce au pétrole et au gaz, sa capitale a grandi et continue de grandir comme une ville champignon. Dans les années 1960, c'était un village isolé et perdu au milieu des sables. J'ai découvert qu'il est devenu une des métropoles les plus modernes et ambitieuses du monde, rivale de sa voisine Dubaï. Au milieu de ses gigantesques et interminables chantiers on trouve encore quelques traces de ses racines.
Un bout de Chine d’autrefois. Pour découvrir le quartier chinois de Malacca, il suffit de traverser un petit pont au-dessus de la Melaka river. Le quartier se trouve seulement à quelques pas du Dutch Square, le cœur historique de la vieille ville de Malacca.

Le voyage impossible. La catastrophe nucléaire de Tchernobyl en 1986 a tout détruit de la ville de Pripiat, la plus proche du site… et de ceux de ses habitants qui ont survécu. Leur bonheur, leur santé, leur paix sont partis en lambeaux, leurs âmes même semblent irradiées et rongées. Le film réalisé en 2011 par la documentariste Michale Boganim m’a profondément touché.

Paysages grillés et caramélisés. C'est dans l'avion au-dessus Fogo que j'ai compris cette île du Cap Vert toute ronde : la montagne massive qui l'emplit est comme un soufflé sortant du four. A travers le hublot du petit avion, j’ai vu l’immense caldeira qui couronne ce cône. Et ce cratère d'effondrement est lui-même surmonté sur un de ses côtés d’une pointe de lave, le grand Pico. Après avoir découvert la ville principale de Fogo, Sao Filipe, mon but est maintenant d’atteindre la gueule de ce volcan.
