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La fête des toutes les couleurs. Depuis quelques jours, le carême a abaissé son rideau grisé. Mais, comme chaque année, les images du mardi gras restent imprimées dans la mémoire des martiniquais, comme dans celle des visiteurs de passage. Moi qui suis un peu des deux, j’ai eu la chance de vivre un tel mardi gras et d’avoir vu les couleurs du carnaval éclabousser toute une ville et faire se trémousser ses habitants transformés.

Voyage masqué. En Guyane le carnaval dure presque deux mois. J’en ai vécu une petite partie : en participant aux bals torrides de touloulous (ces femmes masquées qui choisissent incognito leurs partenaires de danse) et en assistant à des défilés à n’en plus finir. La fête culmine par les parades du mardi gras.

Zig-zags et bric-à-brac. Ce titre "Voyages et paysages" de Michel Tournier m’a sauté aux yeux dans une librairie, peu après le décès de cet auteur en janvier dernier. Pensez donc un prix Goncourt, lui-même longtemps juré du Goncourt, souvent considéré comme nobélisable, auteur de romans diffusés à des millions d’exemplaires, que Mitterrand président était allé lui-même visiter chez lui… !

Les fantômes de la Rome antique. Dès que l’on sort des rues et que l’on passe le pas des portes des maisons et des édifices de Pompéi, l’émotion monte d’un cran. Ces maisons, boutiques et monuments ont été découverts de la couche de cendre qui les recouvrait, exactement tels qu’ils étaient il y a à peu près 1950 ans. Beaucoup de mosaïques et de fresques sont quasiment intactes.

La Chine par les sentiments. J’ai acheté ce petit livre à l’aéroport CDG, attiré par son étrange titre et je l’ai avalé d’une traite pendant mon voyage. Il s’inscrit dans « le cycle de l’invisible » de ce prolifique écrivain français contemporain. Je ne partais pas en Chine mais cet opuscule limpide, facile, agréable à lire, que j’ai ingurgité le temps d’un court-courrier en Europe, m’a transporté instantanément au cœur de l’Extrême Orient.
L’écume des jours. Ce temple balinais très réputé est assailli de deux côtés. D’un côté par la mer dont l’assaut des vagues blanchit d’écume son rocher noir. D’un autre côté par l’affluence des visiteurs, des pèlerins et des touristes. La foule envahit tous les jardins et les pelouses sur les falaises qui dominent cet îlot fantasmagorique. Le jour où je l’ai visité, il faisait une chaleur écrasante et des grappes humaines s’agglutinaient sous le moindre espace un peu ombragé.

Voyage chez Ubu. Que diable cet écrivain voyageur est-il allé faire dans cette galère ? En 2011, Jean-Luc Coatalem s’est embarqué dans ce qu’il appelle le "bazar totalitaire" de la Corée du Nord chez les "derniers archéo-communistes de la planète". Mal lui en a pris ! Il a découvert "les geôles d’un moyen-âge contemporain, un système qui broie les hommes, une population en hypnose collective, une pantomime actionnée par des câbles et servie par des automates grinçants ». Son tourisme en Corée du Nord est un plat qui se mange froid.
