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Nature et mythes du monde. J’ai découvert avec étonnement comment Riga en Lettonie est la ville contenant la plus forte concentration d’art nouveau en Europe. Les immeubles construits au début du XXème siècle dans ce port (russe à l’époque) du fond de la Mer Baltique reflètent de nettes influences d’Europe occidentale.

En visitant Angkor, j’ai eu un bref moment de panique à l’entrée du temple Angkor Vat, la même que j’éprouve dans l’affluence du métro aux heures de pointe ! Comme moi, le monde entier veut voir Angkor, spécialement les asiatiques, en particulier les voisins chinois qui n’ont pas beaucoup de chemin à parcourir pour y arriver. Heureusement, j’ai échappé aux jours et heures les plus chargés et mon guide a calculé les meilleurs moments pour arpenter les endroits les plus visités.

Voyages de douleurs. Cette sculpture de Zadkine criant vers le ciel exprime, mieux que toutes les paroles, la douleur des victimes et de leurs proches. A Nice, comme partout dans le monde. Je l’ai photographiée le week-end dernier en visitant le petit musée-atelier qui porte le nom de cet artiste d’origine russe près du jardin du Luxembourg à Paris. On y voit, en prolongement de la main, une fêlure dans le mur, comme si son cri silencieux faisait craquer toutes les convenances et bienséances.

La peinture du voyage sans retour. Lors d’un voyage dans le nord de la Roumanie j’ai été très impressionné par l’église du monastère de Moldovita. Habituellement les fresques sont peintes à l’intérieur des églises. Mais pour celle-ci, c’est tout l’extérieur qui est couvert de fresques.

Voyage dans un bocal. Le bocal c’est la voiture dans laquelle s’enferme et se met en scène le réalisateur iranien Jafar Panahi, interdit de film dans son propre pays. Toutes ses images sont filmées de l’intérieur du taxi dont il prend les commandes. A travers les vitres on aperçoit -souvent floues et pas très nettes- des rues et des immeubles de la ville de Téhéran, encombrées, fades, tristes, sans charme.

La voyageuse obstinée. Ce livre est un des plus grands classiques de la littérature de voyages. L’aventure qui y est racontée date d’à peine 100 ans. Pourtant, j’ai eu l’impression, en la lisant, d’être transporté au moyen-âge. Tout est sorti du mental d’une femme française au caractère bien trempé, "résolue à se frayer un passage à travers le pays interdit", le Tibet. Alexandra David-Néel était une lettrée orientaliste et curieuse. Elle avait appris le tibétain. Une rencontre avec le Dalaï-Lama avait ouvert la boîte de Pandore de ses rêves.
