Articles les plus visités

Promenade dans un lieu unique. Dehors il faisait trop froid puisque Istanbul était sous la neige. Nous nous sommes donc réfugiés dans les bâtiments à chaque fois que c’était possible. Et quels bâtiments ! Sainte Sophie la première nous tendait les bras et nous ouvrait ses portes.

Les voyages de survie. Je me souviens d’un voyage quand j’étais étudiant. J’étais parti de Lomé au Togo jusqu’à Bobo-Dioulasso au Burkina. J’avais emprunté un camion surchargé de tonnes sacs de riz et de céréales. J’étais juché au sommet en essayant de me caler entre les sacs au milieu de beaucoup (je ne sais plus combien) d’africains de tous les âges. Comme c’était la saison des pluies et qu’il pleuvait à verse, une bâche était tendue au-dessus de nous.
Des déchets. Quand je voyage, je suis attiré par la beauté, l’ambiance, l’atmosphère, les personnes, les paysages, la nature, les monuments. Et c’est plutôt ce que je cadre dans l’objectif de mon appareil photo. Mais il m’arrive de regarder l’envers du décor. C’est parfois surprenant et inattendu. Dans les endroits les plus pauvres comme dans les endroits les plus exceptionnels, les déchets de la consommation humaine augmentent dangereusement et seule une petite partie est recyclée.

Voyageur inclassable. Julien Doré, l’agitateur prodige de la chanson française, voyage en musique. Il va chercher son inspiration par exemple du côté du hip hop américain, voire du folk.

Retour dans l’abîme. Au départ, l’abîme n’a pas l’air d’un abîme. Gaby raconte son enfance joyeuse et facétieuse à Bujumbura au Burundi, avec sa petite sœur et sa bande de copains, métis comme lui pour la plupart. C’est l’insouciance tranquille de potes qui délirent dans leur planque du terrain vague de l’impasse. En réalité, c’était "au temps d’avant". A ce moment-là "c’était le bonheur, la vie sans se l’expliquer". Comme tous les lecteurs, je suis entré dans cette belle insouciance.

Voyageur trompeur. C’est très étrange, quand Je lis le nom de Corto Maltese, je pense Hugo Pratt et quand j’entends le nom de Hugo Pratt, je pense Corto Maltese. Comme si Hugo Pratt l’auteur de la bande dessinée était le double de son personnage aventurier et vagabond Corto Maltese, ou vice versa. Or, ce gros livre que je viens de lire sur « Corto Maltese 1904-1925 » ne m’a pas permis d’effacer cette confusion.

Bêtes et bestioles hantent les ruines d’Angkor. En vrai et en imagé. On l’oublie souvent s’engageant dans cette forêt de ruines dans la jungle. Malgré les répulsifs, j’ai ressenti les piqûres de moustiques, et j’ai pris en photo un serpent qui venait de saisir un gros lézard. Il y a, m’a-t-on prévenu, des cobras, des vipères et des araignées.
