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J’ai trouvé cette petite ville posée au bord d’un grand fleuve, paisible, charmante et coquette. Pourtant elle a longtemps été appelée la « capitale du bagne » parce qu’elle fut construite pour recevoir les bagnards éloignés de métropole par Napoléon III puis par la République.

Vivre sa vie. Le titre de son blog donne le ton : pas de luxe, de frime ni de fric, mais du simple, du vrai, du nature. Astrid se dit "recentrée sur l’essentiel", "vivant au jour le jour". La naïveté et l’utopie qu’elle ne renie pas, sont ce que j’apprécie le plus. Longtemps autostoppeuse, elle roule maintenant en van et dépanne des autostoppeurs ou les héberge. Elle se dit "freegane" (combinaison de "free" et de "veganisme"). Car elle est libre, et elle le montre.

J’ai rencontré les fiers éleveurs Masaï, une population à cheval sur le Kenya et la Tanzanie voisine, dans les grandes réserves animalières du Kenya, où il en reste encore d’authentiques villages. Comme beaucoup de populations rurales d’Afrique, les Masaï migrent de plus en plus vers les grandes villes à la recherche, souvent vaine, d’un mode de vie plus facile.

Voyage en pays berbère. L’extérieur de ce petit musée est bleu, d’un bleu outremer, intense et profond, tirant légèrement sur le violet. C’est le fameux bleu Majorelle, qui tranche sur le roux de la terre et des murs du Maroc. Jacques Majorelle est le peintre orientaliste qui inventa cette couleur vive qui porte son nom et qui créa ici à Marrakech dans les années 1930 une sorte de jardin merveilleux.
Au bout du bout du Brésil. Pour atteindre cette grosse bourgade perdue, à 600 kms au nord de Macapa la capitale de l’Amapa, l’un des Etats les plus au nord du Brésil, il faut 12 à 15 heures de route, sur la BR 156, dont 120 kms d’une piste boueuse infernale. Autant dire qu’Oiapoque est isolée, à part du reste du Brésil. Elle est souvent qualifiée de ville la plus septentrionale du Brésil bien que la pointe d’un autre Etat, le Roraima, s’enfonce encore plus au nord entre le Venezuela et la Guyana.

Un lieu habité. Au cœur du vieux Djerba dans le sud Tunisien j’ai trouvé la toute petite porte bleue de cette micro maison d’hôtes extraordinaire. On y entre par la skifa, une minuscule pièce de réception d’où, jadis, on ne devait pas voir le reste de la maison. Nous sommes au détour de ruelles secrètes de la médina d’Erriadh, une petite ville de 4000 habitants, en plein au cœur de l’île de Djerba.
Douceur pimentée Thaï. C’est mon plat préféré à chaque fois que je vais en Thaïlande. Malgré une chaleur parfois suffocante, je ne peux pas résister à son fumet, ni m’empêcher de m’asseoir sur les chaises en plastique des petits restaurants de rue pour commander cette soupe… même quand je n’ai pas vraiment faim. A chaque fois, elle me provoque une bonne suée, d’autant que je la préfère bien pimentée. En même temps elle me comble les papilles et je ne m’en lasse jamais.
