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Tout en haut de la vieille ville de Porto, on domine les toits de tuiles rouges sous un ciel parcouru de goélands argentés criards. On devine le labyrinthe de ruelles serrées qui dégringolent jusqu’au quai « da Ribeira » où accostent les « rabelos », ces barques traditionnelles à fond plat. Je suis descendu par ces ruelles, forcément piétonnes, en empruntant ces escaliers étroits et tassés, où sèche, à presque toutes les fenêtres du linge, de toutes les couleurs.

J’imagine que Marco Polo, s’il entrait aujourd’hui dans ce lieu, tomberait en extase devant cette « merveille », comme il l’avait fait jadis à Pékin. Avant de venir la première fois à Bangkok, on m’avait annoncé quelque chose de surprenant. Comme des millions de touristes j’ai été subjugué par cet endroit clinquant, brillant, étincelant, coloré, peuplé de personnages étranges ou effrayants, sous des bordures de toits pointant vers le ciel.

J’ai rapporté un panama de mon voyage. Ces fringants chapeaux de paille sont appelés « panamas », non pas parce qu’ils sont fabriqués au Panama mais parce qu’ils étaient portés par les ouvriers travaillant sur le canal de Panama au début du XXème siècle. Le président Roosevelt en avait lui-même porté un en visitant le chantier. De cette façon, il avait contribué à la réputation mondiale du « panama ».

Frissons blasés. Cette fois Tania Young est partie à la conquête de l‘ouest sauvage… australien. J’ai découvert, en ce qui me concerne, ce « Western Australia », le plus grand Etat d’Australie, représentant à lui seul le tiers de ce pays déjà gigantesque, et habité de quelques cow-boys aux chapeaux à larges bords et d’aborigènes à la recherche de leurs racines.

Escale à Cuba. Entre la France, l’Argentine et la Floride entre lesquels Florent Pagny partage son temps, il y a Cuba. Il était logique que le chanteur latino français des Amériques s’y arrête un jour. Avec un de ses amis, un authentique auteur-compositeur cubain, Raul Paz, il vient de sortir l’album "Habana", paisible, coloré, ensoleillé, et imprégné de salsa. Il l’interprète en espagnol, sa seconde langue.
Au nord de la partie européenne de la Russie, en Carélie, sur le lac Onega, se trouve une des pures merveilles de la Russie, l’église de la Transfiguration de Kidji. On m’avait parlé de cette perle rare, mais je me suis laissé surprendre par la beauté de cet édifice tricentenaire, construit en 1714 à l’époque de Pierre le Grand, le fondateur de Saint Pétersbourg.

L’expat s’épate. J’avoue que j’ai eu un peu de mal à entrer dans cette épaisse BD en noir et blanc. Je trouvais les dessins frustes et patauds, et l’autoportrait du dessinateur, faussement cubiste. Ses textes me semblaient, gentils et enfantins, émaillés de réflexions simples et primaires. L’auteur se met en scène quasiment à toutes les pages et se raconte avec un égocentrisme superficiel centré sur ses bobos et ses problèmes d’Internet. Pour tout dire, ses premières pages m’ont un peu agacé.
