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A l’épreuve du feu. Le lieu-dit de Cha das Caldeiras était composé de deux villages que j’ai visités, Bangaiera et Portela. Ils étaient situés en plein cœur de la caldeira (le cratère d'effondrement) du volcan de l’île de Fogo au Cap Vert. Or, ces deux villages ont été complètement engloutis sous la lave du volcan qui s’est réveillé en novembre 2014. Je les avais visités un peu avant et mes photos sont un témoignage de ce qui n’existe plus.

Mythe et icône de tous les voyageurs. Tout le monde sait qui est Marco Polo, ce marchand, parti de Venise jusqu’en Chine, mais personne ne le connaît vraiment et très peu de gens ont lu son livre. Son livre ? Savez-vous que ce n’est pas lui qui l’a écrit mais un certain Rusticello, un compagnon de captivité originaire de Pise ? Savez-vous aussi que ce livre a été écrit en français (le français d’oil plus précisément) et non en italien ?

Bêtes et bestioles hantent les ruines d’Angkor. En vrai et en imagé. On l’oublie souvent s’engageant dans cette forêt de ruines dans la jungle. Malgré les répulsifs, j’ai ressenti les piqûres de moustiques, et j’ai pris en photo un serpent qui venait de saisir un gros lézard. Il y a, m’a-t-on prévenu, des cobras, des vipères et des araignées.

Le Pacifique en long et en large. J’admire les grands navigateurs de notre XXIème siècle qui partent pendant plusieurs mois à l’aventure autour du globe. Mais que dire des découvreurs du XVIIIème ! Dans les années 1770 (près de 250 ans avant nous mais plus de 280 ans après Christophe Colomb), à chaque fois que l’anglais James Cook part à l’aventure sur les mers autour du monde, avec des bouts de cartes approximatives et une technologie rudimentaire, on reste à peu près sans nouvelles de lui pendant 3 ou 4 ans.

Courrier secret jusqu’à Alep. L’héroïne est une grande femme sportive, en robe noire, bien faite (disons bien dessinée), bourgeoise, un peu garçonne, froide. Elle effectue un parcours étrange et secret de "courrier" pour un "réseau" qu’on ne connaît pas à qui elle distribue, en zigzaguant d’un pays à l’autre, des messages, des plans et des objets. Pour tout dire, elle fait le tour de terroristes qui ont l’air de personnes ordinaires, parfois sympathiques, parfois antipathiques.

Qui fuis-je ? C’est la question que ce livre pose aux voyageurs. A condition d’arriver à le lire. En ce qui me concerne j’ai eu du mal à embarquer dans sa lecture, tellement ses suites de mots désarticulés me semblaient par moments indéchiffrables. L’auteur d’ailleurs emploie lui-même l’expression de « bouillie de langage ». Plusieurs fois, de rage, j’ai faillé quitter le navire et jeter le livre par-dessus bord tellement il m’exaspérait.
Avant-goût baroque. Après avoir tourné et retourné autour de la mythique montagne de l’Etna, je m’en suis un peu éloignée. Je suis partie plein sud, vers les villes baroques dont on m’avait tant fait l’éloge.
