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Emportée par la foule. Chaque jour, dès le matin, plus d’une heure avant l’ouverture des portes, quelques dizaines de milliers de personnes sortent de la gare de Rho Fiera, le terminus de la ligne de métro M1 de Milan. Une masse compacte s’entasse derrière les portiques de sécurité. Dès que les portes s’ouvrent, cet essaim déboule vers l’allée centrale, plus large qu’une autoroute, de « Expo Milano 2015 ».

Ce petit musée de Marrakech au Maroc est récent (2009) et pas très connu. Je l’ai trouvé en traversant les ruelles encombrées de la Médina et en m’aventurant au-delà de l’endroit où se concentre l’affluence touristique, la Jemaa el Fna, pour atteindre une rue étroite, celle de Souk Ahl Fes. J’ai failli ne pas voir la maison, tellement j’étais distrait par les scènes de rues, les boutiques traditionnelles, et les vélos, motos et carrossa (charrettes à bras) qui manquaient de m’accrocher à chaque instant.

Voyage avec l’espérance. Dans une boutique de Bogota en Colombie, j’ai flashé instantanément devant cette minuscule crèche. Pourtant, il faisait une chaleur écrasante et on était loin de Noël. Mais ses couleurs et ses formes m’ont fait craquer. J’aurais pu en acheter une à Naples, à Cracovie, à Porto, à Aix en Provence à Munich ou même à Rio, mais c’était celle-là que je voulais.

Un village peu ordinaire. Je pense qu’il n’existe aucun autre village qui ressemble à La Nouvelle dans le monde. Cette minuscule bourgade est située dans une île, mais on n'y soupçonne pas la proximité de la mer. Elle est entourée de villes et de voies rapides embouteillées, mais on n’y entend pas la moindre voiture.

Arrêt pipi en coulisses. Il y a un tapis rouge à l’entrée de ces water-closets de la station de métro « Opera » à Vienne en Autriche, sous l’un des plus prestigieux opéras du monde. J’ai découvert en passant devant ce lieu d’aisance qui m’ouvrait ses bras : "herzlich willkommen" ("soyez le bienvenu"). C'était inattendu, je n’ai rien vu de pareil ailleurs ! Tellement accueillant et cossu qu’on peut parler de "restroom" comme disent les américains.
L’Amérique en noir et blanc. Pendant mes voyages je franchis souvent des frontières terrestres, traversant des contrôles de police et de douaniers. Mais à travers le monde je rencontre aussi souvent des frontières sociales et mentales plus infranchissables, sournoises, impitoyables. L’exposition "the color line" au Musée Branly (1) illustre une frontière longtemps imperméable, à l’intérieur des Etats-Unis, mettant les blancs d’un côté et les noirs de l’autre. Nos manuels scolaires et nos journaux français en parlent un peu. Pas assez.

Livre culte de l’explorateur ? Beaucoup de baroudeurs et globe-trotteurs qui ont une âme d’explorateur se réfèrent à ce livre. C’est dans cet esprit que j’ai ouvert cet ouvrage. Son auteur, Henry Morton Stanley, né John Rowlands en Angleterre, n’était pas un enfant chœur. Parti jeune pour les Etats-Unis, il avait participé à la guerre de sécession… successivement côté sudiste, puis côté nordiste avant de s’illustrer comme journaliste et correspondant de guerre au New York Herald.
