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Pauvre et branché. En m’asseyant à une table d’hôte très cossue de Gran Canaria (aux îles Canaries), la Finca Las Longueras, j’ai été très surpris lorsqu’on m’a annoncé le plat principal : des "vieux habits" ("ropa vieja"). Etait-ce une plaisanterie ? J’ai été vite rassuré en voyant arriver une assiette appétissante et parfumée, servie de surcroît dans une jolie vaisselle, une porcelaine bleue de Woodland (de Wood and sons, de Burslem, England) qui mettait son contenu en relief.

"Think global, act local". Cette formule très américaine pourrait s'appliquer à Dorothée qui a voyagé loin et a même été expatriée à l’étranger (Montréal, New York). En même temps on la sent profondément ancrée dans sa Normandie, son "camp de base", qu’elle nous fait découvrir sous toutes les coutures.

Plongée dans la tradition. Cette monumentale statue est posée sur un socle à même le sable de cette ville dont le nom flamand signifie « l’église des dunes de l’est ». C’est une des stations balnéaires belges de la côte de la Mer du nord où je m’étais arrêté en famille pour paresser aux doux rayons de soleil de printemps. C’est une plage ventée longue et profonde à marée basse où les chars à voile s’en donnent à cœur joie.

Voyage à côté de ses pompes. Les road movies ne sont pas toujours là où on les attend. On l’oublie trop souvent, "Le Corniaud", ce vieux film populaire français de Gérard Oury est l’histoire d’un voyage, celui d’un pauvre crédule qui convoie sans le savoir des "marchandises" (de l’or, de la schnouff, des diamants) entre Naples et Bordeaux où elles doivent être embarquées pour les Etats-Unis. "Buon viaggio !", lui lance le garagiste qui a récupéré à son insu l’or planqué dans ses pare-chocs.
Bali côté nature. Quand on sort de l’agglomération de Denpasar (n'oublions pas que la petite île de Bali compte plus de 4 millions d’habitants) et des zones à haute densité touristique, la couleur de Bali c’est le vert. Toutes les teintes de verts ont façonné le paysage et les montagnes de cette île qui hante l’imaginaire des voyageurs du monde entier.

Le premier tour du monde romancé. Aujourd’hui quand un "explorateur" se lance dans une aventure, il sait où il va. Même dans les zones les plus reculées, il dispose de cartes ou de photos satellites, de médicaments,... Partout il peut être localisé et garder un contact avec l’extérieur et il sait qu’en cas de pépin tous les moyens d’assistance seront mis en œuvre pour le retrouver et le sauver. Je me suis donné moi-même donné des frissons d’explorateur, lors de voyages à Bornéo ou en Amazonie par exemple.
Ne pas voyager idiot. Pour moi, le patrimoine a toujours été associé à l’idée de voyages. Parce qu’on a plus ou moins vite fait le tour du patrimoine qui se trouve à proximité de chez soi et qu’il faut toujours aller un peu plus loin pour découvrir des nouvelles richesses. La route et le voyage sont source d’enrichissement. Il y a toujours quelque chose à apprendre du patrimoine rencontré pendant ses voyages, comme des personnes rencontrées. L’un ne va d’ailleurs pas sans l’autre.
