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L’enfer du Paris-Roubaix. Comme l’indique ce panneau que j’ai pris en photo dans le département du Nord, la "trouée d’Arenberg" s’appelle en réalité la "drève des boules d’Hérin". Un drôle de nom dont je n’ai pas bien compris le sens. Je l'ai découverte lors d'un voyage dans la région Nord de la France (maintenant "Hauts-de-France") et en Belgique Quand j’ai parcouru à pied ses 2,4 kms de pavés un jour de semaine, au milieu de la forêt de Raismes-Saint-Amand-Wallers, j’étais seul et je n’ai entendu que des petits oiseaux.

« On devrait construire les villes à la campagne car l’air y est plus pur », plaisantait l’humoriste Alphonse Allais. Je n’ai encore jamais vu de villes à la campagne, mais j’ai vu un aéroport international à la campagne ou plutôt la campagne installée dans un aéroport international. Dans cet aéroport de l’île de Koh Samui en Thaïlande, ce ne sont pas des coucous qui décollent et atterrissent, mais bien des gros jets et les petits oiseaux qui chantent n’ont pas peur de ces gros oiseaux.

J’ai failli m’égarer dans les jardins de style Alice au pays des merveilles de la Casa de Mateus au nord du Portugal. Les haies de buis sculptées au millimètre près et au ciseau à main forment comme les murailles d’un labyrinthe et il faut passer par un long et sombre « tunnel de cèdres ». De femmes en chapeaux de paille sarclent inlassablement des allées impeccables.
Le Versailles autrichien. J’étais toute excitée à l’idée d’entrer dans le palais de Sissi l’impératrice (de son vrai nom Elisabeth, princesse bavaroise). Facile, on prend la ligne verte de métro U4 depuis le centre de Vienne jusqu’à la gare de Schönbrunn. J’ai donc pu y voir la chambre à coucher de l’impératrice et de son mari François-joseph. Sa chambre n’est qu’une des 1441 pièces de cet immense palais qui s’étire sur 800 m de long. Heureusement on n’entre que dans 40 pièces, salles de réceptions et galeries du seul bâtiment central !
A la claire fontaine. Hier j’ai raconté combien j’ai apprécié ma découverte de la vallée de l’Ourika, si proche de Marrakech, mais si différente. Aujourd’hui je vous montre la fraicheur et les couleurs des gargotes qui ont fleuri tout au long de cet oued Ourika où coule une eau claire mais tumultueuse.

Voyage hors du temps. En 2016, il est à peu près impossible de faire un voyage dans le Sahara. De la Mauritanie à l’Egypte, les guerres, les rébellions et le terrorisme l’ont rendu à peu près aussi impénétrable qu’il l’était du temps de René Caillé au début du XIXème siècle. Sur les cartes de "conseils aux voyageurs" du site du ministère des affaires étrangères, toute la bande saharienne est en rouge (formellement déconseillé) ou orange (déconseillé sauf raison impérative), excepté une frange du Maroc.

Voyageuse insaisissable. C’est la fulgurance de son style qui m’a happé. L’écriture de cette écrivaine est baroque flamboyante, chargée de mots angelots ou diablotins. Parfois boursouflée comme un gâteau trop levé. Elle choisit ses formules, comme un chef ses ingrédients. J’ai eu le même plaisir à lire ce livre culte qu’à avaler une montagne de profiteroles ou un saint-honoré débordant de chantilly. Ses phrases étirées en cascades sont colorées, affriolantes, théâtrales, comme une guirlande autour d’un sapin de Noël.
