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Retour en Afrique. C’est tout à fait par hasard que je suis arrivée dans cette ville du Nord et que je suis entrée dans son musée. Je ne pensais pas y être confrontée à une telle émotion devant une sculpture qui m’a fait faire un voyage instantané dans l’Afrique de mon enfance.
Au bord de la Mer Noire. J’avais fait un break d’une semaine sur une plage de la Mer Noire en Bulgarie. Je ne voulais plus penser à rien, oublier mon quotidien pour échapper au burn out, ne rien faire, me reposer…. De ce point de vue mon séjour, loin de Paris et des français, fut top. Mais la fièvre irrépressible de la découverte et ma curiosité intrinsèque m’ont poussé à faire un petit tour pas très loin de là. On m’avait parlé d’une ville proche classée au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1983.

Voyage au bout de la tristesse. Les films de voyages ne sont pas si fréquents et j’ai voulu voir l’un des derniers sortis, celui d’un réalisateur présentant son premier long métrage, Zoltan Mayer. J’en suis sorti un peu morose.

« On devrait construire les villes à la campagne car l’air y est plus pur », plaisantait l’humoriste Alphonse Allais. Je n’ai encore jamais vu de villes à la campagne, mais j’ai vu un aéroport international à la campagne ou plutôt la campagne installée dans un aéroport international. Dans cet aéroport de l’île de Koh Samui en Thaïlande, ce ne sont pas des coucous qui décollent et atterrissent, mais bien des gros jets et les petits oiseaux qui chantent n’ont pas peur de ces gros oiseaux.

Au fond du Pacifique. Cet album m’a plongé d’un seul coup dans la France du fin fond de l’Océan Pacifique, très loin de toute ville. Les deux auteurs, Benjamin Flao et Troubs ont débarqué à Fakarawa et Toau, 2 des 76 atolls "à peine plus haut que l’eau" de l’archipel de Tuamotu (Polynésie française). Ils en ont rapporté un album aéré et aérien, plein de charme et de sérénité.

Voyageuse insaisissable. C’est la fulgurance de son style qui m’a happé. L’écriture de cette écrivaine est baroque flamboyante, chargée de mots angelots ou diablotins. Parfois boursouflée comme un gâteau trop levé. Elle choisit ses formules, comme un chef ses ingrédients. J’ai eu le même plaisir à lire ce livre culte qu’à avaler une montagne de profiteroles ou un saint-honoré débordant de chantilly. Ses phrases étirées en cascades sont colorées, affriolantes, théâtrales, comme une guirlande autour d’un sapin de Noël.

Un voyage, mais quel voyage ? Pour moi, Emile Zola que j’admire, c’est le retentissant "j’accuse" dans l’affaire Dreyfus et surtout d’immenses fresques romanesques : La Comédie humaine et les Rougon-Macquart. Dans l’Abidjan de mon enfance j’avais dévoré beaucoup de ses livres : Eugénie Grandet, Le Père Goriot, L’assommoir, La bête humaine,… à l’époque pour moi, ces peintures de mœurs étranges et étonnantes m’avaient donné envie de partir découvrir la France.
