Articles les plus visités

Deux fois, j’ai fait un tour de l’Irlande, à une décennie d’écart. La première fois, j’avais musardé en prenant mon temps en voiture sur de toutes petites routes étroites qui zigzaguent entre des champs vert cru dessinés avec des murets de pierres, entre des landes de tourbe immenses un peu rousses comme les habitants, tachetées de troupeaux de moutons, le long de falaises géantes, abruptes et venteuses, parfois en apercevant des terrains de golf sensationnels, des châteaux étranges ou des ruines antiques coulées dans le paysage.

Un voyage aux racines du voyage. Un vrai capharnaüm cette exposition temporaire de l’écrivain Philippe Djian ! Le musée du Louvre a donné à cet enfant gâté de la littérature carte blanche sur le thème des voyages. Il nous emmène dans sa tête, c’est-à-dire dans une espèce de marmite onirique bien pleine. Tout tient dans trois petites salles de l’immense musée, débordantes comme son imagination.

Paradis terrestre agricole. Au Mercado dos Lavradores (marché des paysans) dans le vieux Funchal, la ville principale de l’île de Madère, on trouve des produits agricoles et des fleurs des pays tropicaux aussi bien que des pays tempérés. Pourtant, on ne vend que des productions locales. Pour comprendre, il suffit de regarder sur une carte où se situe Madère, dans l’Atlantique au large du Maroc : entre les pays tropicaux et les pays tempérés, pas très loin des climats méditerranéens.

Gratte-ciels asiatiques. Quand j’ai découvert Kuala Lumpur, je ne pensais pas trouver une telle floraison de si hauts buildings contemporains dans la capitale de la Malaisie. J’ai été surprise de me retrouver au milieu d’une forêt de tours, aussi démesurées et serrées que celles que j’avais vues à Chicago par exemple. Je pensais qu’en Asie de telles concentrations d’immeubles géants n’existaient qu’à Singapour, Shanghai ou Hong-Kong.

Voyage dans l’art. Quand le soleil manque à Paris, je pense aux Canaries et spécialement à Lanzarote, une île volcanique sèche où la lumière est toujours intense. Le jour où j’ai pris cette photo, un gros nuage noir passait au-dessus du volcan en arrière-plan, mais le soleil illuminait le premier plan, ce qui faisait encore davantage ressortir le contraste entre le blanc des maisons et le noir de la terre volcanique, si particulier à cette île de Lanzarote.

Un voyageur au XVIIème siècle. J'avais fait de nombreux voyages dans cette région parfois encore appelée "Levant" (Liban, Syrie, Jordanie, Israël, Palestine) et c'est naturellement que j'ai été attiré par cet auteur, journaliste à ses débuts comme moi. L’œuvre de ce franco-libanais (Goncourt en 1993) est imprégnée de nomadisme. Périple est synonyme de voyage. Celui de son roman se situe au XVIIème siècle, qui était l'âge d’or de l’empire Ottoman.

Voyageur intemporel. L’auteur-compositeur qui vient de partir est certainement un poète intemporel du voyage. Dans sa ritournelle « Il fait toujours beau quelque part », il dessinait en quelques mots les traits d’un paysage de vacances : « la plage de sable endormie, la voile au soleil éblouie, un soir un vieil air de guitare… » Il concluait : « Et moi, je ne sais pas pourquoi, éternellement voyageur, je cherche le beau temps ailleurs ».
