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En ce mois de février, nous partons d’Addis Abeba, la capitale de l'Ethiopie, perchée à 2500 mètres d’altitude. Nous descendons progressivement en prenant la route qui part vers Awash et Djibouti. C’est une route encombrée d’embouteillages et de chantiers, polluée de poussières et de gaz d’échappement, et, toutes fenêtres ouvertes, il fait vraiment très chaud.
En quinze jours, nous parcourons 2 700 kms en 4X4 sur des grandes et petites routes ou sur des pistes, voire des terrains pas vraiment carrossables du sud éthiopien.
A Kindia, une ville de l’intérieur de la Guinée, nous étions dans un sommeil très profond, quand à 5h du matin les prières venant de la mosquée toute proche nous ont réveillés brusquement. Le vent devait souffler dans notre direction. Nous nous sommes tournés et retournés, bouchés les oreilles… les fenêtres sont sans vitres. Il est bien 9h et les prières sont loin, très loin. Cette fois c’est la chaleur et une impression d’étouffement qui nous font mettre le nez hors de la moustiquaire.
Notre voyage en famille à travers la Guinée (avant les horreurs de l'Ebola) était plein d’imprévus et d’étonnements, mais aussi chargé de beautés et de paysages sublimes. Malgré toutes les déconvenues et les peurs, nous rapportons de cette belle aventure de très belles images et de beaux souvenirs.
Ces deux poèmes disent combien là la mer et la terre s'épousent en une éternelle saillie. Les hommes ici vivent ce mariage jusque dans leurs métiers entre la profondeur de la mer et les pentes de la terre, s'accomodant de l'un comme des autres pour produire des produits du terroir.
Cinque Terre - terre
Sur la Riviera italienne (près de La Spezia en Ligurie), la beauté des paysages escarpés des « Cinq Terres » m’a ébloui. Ces villages colorés enserrés entre des falaises tombant dans la mer m’ont inspiré deux poèmes qui se lient.

Pour atteindre la ville de Kindia, où notre fille habite, il faut à peu près 2h 30 de route. Nous traversons d’abord une partie de Conakry. Je décide de prendre des notes pour me rappeler et raconter tout ce que je vois. Les Guinéens sont très beaux, les femmes magnifiques et gracieuses, les enfants plus que beaux…ce sont des bonbons.
C’était mon premier grand voyage à l’étranger avec mon mari et un de mes fils. Je retrouvais en Guinée notre fille, employée d’une ONG. C'était avant les ravages de l'ebola. En quelques jours nous avons fait des heures de routes et de pistes. J’ai ouvert très grands mes yeux ébahis et noté mes impressions personnelles : un énorme dépaysement.
Pas terrible la sortie de l’agglomération d’Addis Abeba ! C’est plutôt une zone d’agriculture intensive marquée par d’immenses serres neuves à armatures métalliques dans lesquelles sont cultivées des roses. Nous débouchons sur un plateau entouré de montagnes, offrant un paysage céréalier, avec des aires de battage, et aussi des vendeurs de fraises.
Slalom entre zébus, marabouts et pélicans
L’Abyssinie est l’ancien nom de l’Ethiopie. Dans cet immense pays (plus du double de la France) aux températures et paysages de montagnes aussi changeants, la nature ne peut être que variée. Nous en faisons l’expérience dans le sud éthiopien, malgré la brièveté de ce grand tour en 4X4. Nous en prenons plein les yeux et plein nos objectifs photographiques.
Difficile de voyager sans disposer d’un minimum de cash sur soi. Ce que savent tous les voleurs qui sont à l’affût de la moindre de vos erreurs (oubli, négligence, inattention, baisse de vigilance, fatigue, détournement d’attention, exposition imprudente de votre avoir, éloignement de vos affaires, …). Ils savent aussi que, loin de chez vous, vous êtes fragilisés par la perte de vos repères habituels. La situation peut devenir critique si vous vous faites voler vos espèces en même temps que votre carte bancaire, ou pire, vider votre compte bancaire.

Beau, grave, simplifié. La caméra de Yann Arthus-Bertrand m’a donné envie de voyager et de revoir ces pays, ces terres et ces hommes si beaux et si touchants. Très mobile et aérienne, elle survole les paysages et l’histoire des berges de « notre mer à tous » ; « mare nostrum » disaient les romains quand leur empire en avait unifié le tour. La caméra volète et papillonne de Casablanca à Istanbul et des Pyrénées au Mont-Liban.
