Elle apparaît brièvement au début du roman, effrayée et tyrannisée par le caractère excentrique du minéralogiste. L'exagération se poursuit avec la phrase suivante teintée d'. Sur les conseils de Fridriksson, Lidenbrock et son neveu engagent un chasseur d’eider nommé Hans Bjelke, remarquablement fiable et impassible, qui sera leur guide et est prêt à suivre Lidenbrock où il voudra : l'expédition est au complet. Le, "ce qui meurt"/"ce qui vit" illustrent à quel point cette mouche tire parti de n'importe quelle situation pour nuire. Nicolas Bouvier adopte alors le ton de l', du nom "haine", ou encore l'expression "les larmes aux yeux" (l. 5) qui montre la réaction épidermique du narrateur à la pensée d'une mouche. C'est dans une petite ville du sud qu'il était chef, 15 autrefois, il ne connaît plus personne à la préfecture... d'ailleurs il a tout oublié. Vous (l. 8-9). 775 vues. Le roman de Sand, comme celui de Verne après elle, revendique une dimension éducative et inclut un vocabulaire scientifique très précis dans la fiction. Elle vient ici, là, monte sur un des bâtis du radeau, saute sur le sac aux provisions, redescend légèrement, bondit, effleure la … Nous voulons bien. Le roman a connu plusieurs adaptations au cinéma, plus ou moins libres. Problématique : Quels sont les enjeux de la mise en fiction de la science dans l’œuvre de Jules Verne ? L'agrément dans ces lents voyages en pleine terre c'est – l'exotisme une fois dissipé – qu’on devient sensible aux détails, et par les détails, aux provinces. On peut citer par exemple les romans de Tolkien : [attention ! Ils font étape à Gardär puis à Stapi, rencontrent quelques infortunes dues à l'impatience du professeur ou à l'hospitalité douteuse d'un de leurs hôtes, et arrivent quelques jours plus tard au pied du volcan Sneffels. Axel doit s'avouer vaincu car la température ambiante augmente bien moins que ce que prévoyait la théorie de la chaleur centrale. Axel comprend avec horreur que le radeau progresse désormais sur une masse de roche fondue qui monte dans une cheminée volcanique sur le point d'entrer en éruption, mais Lidenbrock refuse de se laisser aller au désespoir : c'est une chance de revenir à la surface de la terre. Il reste longtemps réticent et incrédule devant la possibilité même du voyage entrepris par son oncle. Celui-ci est capable cependant d'en plaisanter, et de présenter avec humour son ancien bourreau. Professeur de minéralogie au Johannæum (de) de Hambourg, oncle d'Axel qu'il a fait profiter de ses connaissances, il est présenté comme un grand spécialiste dans son domaine (Verne lui fait fréquenter des spécialistes comme Humphry Davy[2]), d'une grande érudition et polyglotte (il est indiqué qu'il parle de nombreuses langues et, au cours de l'intrigue, il lit le vieil islandais et les runes, lit et parle le latin, le danois et l'islandais). Programme de 1ère ST avec essai, commentaire, contraction. Extrait du Voyage au centre de la Terre de Jules Verne, chap 22. En conclusion, on peut voir qu'à travers une anecdote, la rencontre avec le Juif azeri, et surtout ensuite avec le chef de police, Nicolas Bouvier transmet une vision personnelle du voyage. Ce texte est extrait du récit de voyage intitulé L'Usage du monde, écrit par N. Bouvier et publié en 1963. 5. La mouche est capable d'adopter une stratégie pour faire du mal. inculte (barbe) : sans soin / sans culture, intrigué : curieux, intéressé par ce qui est en train de se passer, polyglottisme : le fait de parler plusieurs langues. C'est lui qui déchiffre le message d'Arne Saknussem. Ni même : ni surtout. Explication linéaire n°9 : L’exploration scientifique de la grotte, chapitre 19. Les personnages, à mesure qu'ils s'enfoncent au centre de la Terre, découvrent un monde préhistorique, remplis d'ossements, mais peuplé également de créatures étranges. Le professeur Otto Lidenbrock. - évolution des personnages au terme de ce périple : le professeur, toujours aussi colérique, mais plus ouvert, n'hésite pas à user de ses connaissances pour rendre service à tout le monde, Axel, plus mature, moins craintif, et toujours aussi curieux pour les sciences, Hans, pareil à lui-même, le seul personnage qui n'a pas évolué, - ouverture sur une œuvre relatant un voyage qui a permis au héros de grandir (voir exposés), l'itinéraire suivi par les deux voyageurs Nicolas Bouvier et Thierry Vernet (, 5 J’aurai longtemps vécu sans savoir grand-chose de, Une vie entièrement consacrée à leur nuire m’apparaîtrait comme un très beau destin, Endurante, acharnée, escarbille d’un affreux matériau, plaie, ulcère, boutonnière de chair mal fermée, dans vos parties, introduits par des connecteurs logiques : d'abord, ensuite, enfin. Le voyage change leur perception ; ils redécouvrent en quelque sorte les plaisirs simples, qui peuvent parfois échapper aux Occidentaux qui vivent dans la richesse et le superflu. On peut dès lors se demander en quoi l'expérience racontée illustre une vision personnelle du voyage. Il prend ainsi le contre-pied des habitudes occidentales. Ces éléments n'évoquent pas de monuments grandioses que les touristes visitent habituellement quand ils vont à l'étranger. Vous soignerez votre expression, et penserez à justifier votre analyse par des citations précises. Le caractère authentique de ce récit permet au lecteur de trouver ces éléments réels encore plus incroyables. Voyage au centre de la Terre est un roman d'aventures, écrit en 1864 par Jules Verne. Nicolas Bouvier fuit "l'exotisme" (l.1) et s'intéresse davantage aux gens et à leurs habitudes de vie. Lidenbrock se passionne aussitôt pour ce cryptogramme et tyrannise toute la maison tant qu'il lui résiste. En lui faisant trouver bon : … Dans cet extrait, les deux hommes se trouvent en Iran ; ils font une rencontre inhabituelle pour des Occidentaux. Les deux voyageurs, armés de lettres de recommandation, y sont accueillis par le maire Finsen et le coadjuteur Pictursson, et surtout hébergés par un professeur de sciences naturelles, M. Fridriksson, qui les renseigne mieux sur Saknussemm. Après une dizaine de jours de navigation, ils sont pris dans un orage qui dévaste leur embarcation et manque leur coûter la vie, notamment lors d'un feu Saint-Elme sur le navire, mais sont finalement rejetés sur une côte. Les odeurs fortes, les sourires ébréchés, les bossus fraternels : bon ! "pauvre enfant !" De fait, ils manquent d'être coulés lorsqu'un ichthyosaure et un plésiosaure surgissent des eaux et s'affrontent près du radeau. Ils arrivent enfin sur la terre ferme, mais ignorent où ils sont exactement. A la lecture de ce texte, on peut se demander pourquoi le portrait du professeur est mitigé. L’année d’écriture du roman correspond pratiquement au temps du récit (la période à laquelle se déroule l’histoire) puisque cette histoire a lieu en 1863. Professeur de sciences naturelles à Reykjavik, il n'apparaît que pendant une courte séquence du roman. Axel se rend compte que presque tout l'équipement et surtout les provisions ont basculé hors du radeau au moment de l'explosion : l'expédition risque de mourir de faim rapidement… Les voyageurs n'ont plus le contrôle de leur direction et ne peuvent s'échapper de la galerie rocheuse. Endurante, acharnée, escarbille d’un affreux matériau, elle se lève matines et le monde est à elle. Remontés sur le radeau afin de se tenir à une distance sûre, les trois voyageurs font sauter le mur rocheux le 27 août, mais sont entraînés vers la galerie lorsque l'explosion provoque un petit raz-de-marée : la mer s'engouffre dans la grotte. Il l'accompagne néanmoins dans l'expédition vers le centre de la Terre, devient progressivement aussi enthousiaste que lui et mesure ses qualités humaines dans les moments difficiles. (l. 8-9). (l. 14). Patricia MARCHESINI. Ensuite, Nicolas Bouvier opère une distinction qui va lui permettre de présenter le sujet plus précisément. Passionné par son domaine de recherche, il est aussi doté d'une volonté inflexible et ne renonce jamais. Roman d’aventures. : n'hésitez pas à utiliser des couleurs et à surligner des éléments directement dans votre texte. Voyage au centre de la Terre. Le roman est un mélange de données scientifiques, d'extrapolations osées et d'aventure très représentatif de ce que Verne publie par la suite. C'est l'attention portée aux détails qui fait alors toute la saveur du voyage, comme le montre l'énumération "qualité des regards, forme des nuages, inclinaison des casquettes" (l. 4). Il prend ainsi le contre-pied des habitudes occidentales. Ce long séjour en Iran modifie leur façon d'être : "Six mois d'hivernage, un rien suffit à étonner (l. 2-3). Déterminé, Lidenbrock décide d'employer le fulmicoton pour faire sauter l'obstacle. Elle apparaît comme le pâle reflet "innocen[t]" de la mouche d'Asie qui elle, au contraire, est présentée en des termes, : "Celle d’Asie, gâtée par l’abondance de ce qui meurt et l’, abandon de ce qui vit, est d’une impudence sinistre". Hans est aussi l'incarnation des stéréotypes de l'époque sur les Islandais : d'un flegme et d'une impassibilité totales, il ne trahit presque jamais la moindre émotion au cours du voyage, quels que soient les découvertes ou les périls rencontrés. - manque d'énergie, immobilité proche de la mort : "extrême fatigue" (l. 6), "tortures" (l. 6) "à demi-morts" (l. 7-8) +, "comme une masse inerte" (l. 8) + "profond assoupissement" (l. 11-12) = comme s'il allait mourir. Tout de même, elle profite de l’idée qu’on s’en faisait. Chapitre 33. Finalement en comparant la boussole avec une autre, Axel se rend compte que l'aiguille indique le sud et non le nord, et que cela est dû à la désorientation électrique causée par le feu Saint-Elme lors de l'orage sur la mer Lidenbrock. marquent une avancée dans le développement. 4. L'auteur y raconte le long périple accompli par lui et son ami Thierry Vernet depuis l'Europe jusqu'en Asie. Ward Lock & Co. Ltd., Londres, La folie (l’épisode de la solitude d’Axel), Le voyage (Axel, Otto et Hans partent pour le centre de la Terre), La survie (Tout au long de l'histoire les trois aventuriers sont confrontés à peu de nourriture ). Le 2 juin, Lidenbrock et Axel embarquent sur une goélette qui longe Elseneur, remonte jusqu'au Skagerrak, longe la Norvège puis traverse la mer du Nord et passe au large des îles Féroé, avant de rejoindre enfin le port de Reykjavik, au sud-ouest de l'Islande. 20 À nos âges c’était encore une bonne chose d’attaquer les villes par le bas. Lidenbrock se hâte, car les indications fournies par Saknussemm sur l'emplacement exact du cratère à emprunter se fondent sur l'ombre projetée par un pic rocheux à la fin du mois de juin, et le trajet jusqu'en Islande leur prendra du temps. Le jour venu, plus de sommeil possible. Identifier les procédés et les commenter : imaginez que vous êtes un détective qui doit relever et analyser tous les indices, sans rien laisser de côté ! Il compare en effet les mouches d'Europe et les mouches d'Asie. Il compare en effet les mouches d'Europe et les mouches d'Asie. Le roman raconte la découverte d'un manuscrit runique ancien par un savant allemand qui, avec son neveu et leur guide, entreprend un voyage vers le centre de la Terre en y entrant par un volcan islandais éteint, le Sneffels (c'est-à-dire le Snæfellsjökull). Vous étudierez d’abord la définition du voyage par le narrateur (du début à la ligne 7), puis vous analyserez l’art du portrait (de la ligne 8 à la ligne 17), enfin, vous étudierez la “morale” de cette histoire (de la ligne 18 à la ligne 21). : "Une vie entièrement consacrée à leur nuire m’apparaîtrait comme un très beau destin" (l. 6-7). montre à quel point le professeur résiste quand il s'agit de partager ses connaissances. Le professeur Lidenbrock est l'une des premières parmi les nombreuses figures de savants qui apparaissent dans les Voyages extraordinaires : étroitement associés à leur lieu et à leurs instruments de travail, ces savants sont grandioses par leur dévouement sans bornes à la science et par leur éthique qui fait d'eux des exemples moraux, mais ils ont aussi leurs ridicules, ici la distraction de Lidenbrock et ses quelques colères. 2. 3. roche, parfum, tissu...), : spécialiste de la planète Terre (des couches rocheuses), : mensonge qui vise à faire du mal à quelqu'un. Accoudés au balcon de notre auberge, nous pouvions voir monter Téhéran tout entière" (l. 18), à la marge : ils ne sont pas au cœur de la ville, mais en périphérie, : la capitale est identifiée à une assiette, et les choses intéressantes à des bouts d'aliment : "au bord de l’assiette, mais bien résolus à y pêcher quelques morceaux" (l. 19), 2) On n'a pas besoin de beaucoup d'argent pour pouvoir profiter du voyage, - on retrouve la même idée qu'au début : pas de monuments, pas de grands spectacles, que, des détails qu'on peut apprécier sans dépenser d'argent, : "Les odeurs fortes, les sourires ébréchés, les bossus fraternels (l. 20-21) = éléments qui pourraient dégoûter les Occidentaux, rappel des conditions précaires de leur voyage. Le narrateur est Axel Lidenbrock, neveu dun éminent géologue et naturaliste allemand, le professeur de minéralogie Otto Lidenbrock. La comparaison "comme un Auvergnat montant sur Paris" (l. 4-5) indique bien ce regard neuf porté par les deux hommes sur tout ce qui les entoure. L’histoire commence le 24 mai 1863 à Hambourg et plus exactement dans la Königstrasse, rue où est située la maison du Pr Lidenbrock. - émotion des personnages (partis d'Islande et arrivés en Italie) : "Le Stromboli" (l. 27) = révélation qui semble inouïe, - dernière étape du voyage qui réserve une dernière surprise. Une difficulté se présente lorsque l'expédition parvient à un croisement entre deux galeries. L'opposition marquée par la, "il y a les mouches !" Ce long séjour en Iran modifie leur façon d'être : "Six mois d'hivernage ont fait de nous des Tabrizi qu'un rien suffit à étonner (l. 2-3). Voyage au centre de la Terre paraît chez l’éditeur Hetzel en novembre 1864.Il s’agit du troisième volume des Voyages extraordinaires.Jules Verne s’inspire de nombreuses sources scientifiques qu’il cite au cours de son œuvre et du roman d’aventures de George Sand Laura : Voyage dans le cristal.Ainsi, Voyage au centre de la Terre se situe entre science et fiction. 5 sur Paris, on atteint la capitale en provincial émerveillé, avec en poche, de ces recommandations griffonnées sur des coins de table par des pochards obligeants, et dont il ne faut attendre que quiproquos et temps perdu. Ains : mais. Dans la deuxième partie, je vais voir comment le sauvetage inattendu du narrateur révèle la vraie nature du professeur. Lhistoire commence le 24 mai 1863 à Ham… Pendant les cinq jours d'attente avant le départ du navire qui les emmènera dans l'île, Lidenbrock oblige son neveu à prendre des leçons d'abîme en haut d'un clocher, afin de leur permettre de surmonter leur vertige, en prévision des gouffres qu'ils devront descendre. Samedi 15 août. Tout d'abord, je verrai comment ce portrait apporte des éléments négatifs, puis je montrerai comment, dans la deuxième partie du texte, ce portrait est finalement positif. Ayant repris contact avec Lidenbrock grâce à un phénomène acoustique propice, il se fait guider jusqu'à ses compagnons, mais son trajet se termine par une mauvaise chute. Il décide de partir dès le lendemain pour l’Islande, emmenant avec lui son neveu Axel, beaucoup plus réticent. L'auteur y raconte le long périple accompli par lui et son ami Thierry Vernet depuis l'Europe jusqu'en Asie. LA GRAMMAIRE, SUPPORT DE L’ETUDE DE TEXTE : comment l’étude d’un point de grammaire peut- il mettre sur la piste de la problématisation du texte ... Voici la problématique d’étude de la lecture linéaire. . Le 13 août, embarqués sur un radeau construit par Hans en surtarbrandur, du bois à demi fossilisé trouvé sur place (voyez à Bois pétrifié), les trois voyageurs naviguent sur la mer que le professeur a baptisée « mer Lidenbrock ». Il est le troisième membre de l'expédition vers le centre de la Terre. Non, il ne pense pas que des étrangers comme nous puissent loger dans une auberge du bazar... non, il ne connaît personne du côté des journaux, mais voulons-nous déjeuner avec un chef de la police dont il promet merveille ? — Lecture linéaire. Par malheur, d'après les indications de la boussole, la tempête leur a fait rebrousser chemin vers la même côte. La boule mi-partie blanche, mi-partie azurée, de la grosseur d’une bombe de dix pouces, se promène lentement, en tournant avec une surprenante vitesse sous la lanière de l’ouragan. Le voyage d'Axel et de Lidenbrock les mène d'Altona, banlieue de Hambourg, à Kiel en chemin de fer ; de là, ils embarquent sur un navire à vapeur en partance pour le Danemark, qui les mène à Korsør, d'où ils gagnent en train Copenhague. Journey to the Center of the Earth (French: Voyage au centre de la Terre), also translated with the variant titles A Journey to the Centre of the Earth and A Journey into the Interior of the Earth), is a classic science fiction novel by Jules Verne.It was first published in French in 1864, then reissued in 1867 in a revised and expanded edition. Revenus avec peine au croisement, ils se fient aux indications de Hans, qui finit par découvrir une nappe souterraine d'eau ferrugineuse en perçant une paroi. Voire : soit. présentation du texte + rappel de ce qui précède. Celui-ci affirme avoir découvert un passage qui l'aurait mené jusqu'au centre de la Terre, via l'un des cratères d'un volcan éteint d'Islande, le Sneffels (l'actuel Snæfellsjökull). C'est ce genre de rencontre que Nicolas Bouvier raconte dans la suite du texte. : "une tête à vendre sa mère" (l. 8-9), opposition marquée par "mais" (l. 9), : c'est un excellent homme tout plein d'un désir brouillon de débrouiller nos, restitution du dialogue : rend le portrait vivant, et replonge le lecteur dans la situation vécue, "non il ne pense pas... non il ne connaît personne" (l. 10-11) : impression négative avec la, "un chef de la police dont il nous promet, qui provoque la méfiance, et qui annonce l'échec de la stratégie, 2) Le chef de la police : illustration du "contre-exotisme", situation qui pourrait être tendue pour des Occidentaux, chez un vieillard qui nous reçoit en pyjama" (l. 11-12).