Une autre approche fut proposée par Wansbrough, celle de rejeter l'idée même d'une chronologie. Dye G., « Pourquoi et comment Â», in G. Dye, A. Un classement chronologique des sourates a été théorisé par les traditionnistes, sur des principes qui remonteraient à Ibn Abbas (mort en 688)[33]. Les lexicographes anciens ont rapproché le terme sura de la racine s-w-r qui se retrouve dans "mur" et "construction". 2, 1996, p. 196-204. Et qui est suffisant pour ces choses? D'autres recensions coraniques concurrentes à la vulgate, établies au VIIe siècle par des sahabas, montrent des ordres ponctuellement (pour Déroche) ou sensiblement (pour Dye[21]) différents. Il existe aussi des commentaires confessionnels, comme celui de Seyyed Hossein Nasr The Study Qur'an[51]. Sur les 9 occurrences coraniques du terme, il n'apparait qu'une seule fois dans une introduction métatextuelle (sourate 24) où il "désigne le Coran ou plutôt une partie du Coran, que Dieu a fait descendre". Angelika Neuwirth, "Two Faces of the Qur’ān: Qur’ān and Muṣḥaf". Si des noms sont largement utilisés au milieu du VIIIe siècle, ceux-ci ne sont pas encore fixés[note 5] et ne sont qu'une étape préliminaire vers les noms actuels. Sadheghi, bien que défenseur d'une lecture diachronique du Coran, reconnait les incertitudes dans les hypothèses de chronologies[47]. Et comment en entendront-ils parler, s'il n'y a personne qui prêche?…, 2 Corinthiens 2:16aux uns, une odeur de mort, donnant la mort; aux autres, une odeur de vie, donnant la vie. Pour Fr. Excepté dans le monde indo-pakistanais, la diversité de ces noms n'est plus utilisée[13]. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Pour Cellard, en 2019 , le palimpseste de Sana'a, "volontairement effacé" prouve l'existence d'autres versions du texte coraniques. Le publier dans l'ordre chronologique, comme celui proposé par Régis Blachère, par exemple, remettrait en cause plusieurs interdictions[38]. Les visions de Bell (selon laquelle les sourates sont composées de morceaux en désordre) et de Cuypers (qui défend une unité de composition) sont considérées par Dye comme des extrêmes qui "posent une série de problèmes". Pour Segovia, " le sens du terme coranique est différent et plus large [ du sens qui lui fut assigné plus tard] car il pourrait se référer à une "section", une "phrase" ou un "fragment" dans le texte". Ainsi, des témoignages évoquent celle d'Ibn Mas'ûd au Xe siècle[25]. Le deuxième biais suppose [...] que les sourates soient des unités synchroniquement cohérentes, ce qui n'est guère admissibles pour les longues unités qui manifestement alludent à différentes périodes. Selon Azaiez, cet ouvrage qui offre une analyse rigoureuse du texte, en partie grâce aux traditions sunnites, chiites, aux textes mystiques.... permet de donner « une image complète de la façon dont cette œuvre sacrée est lue par les musulmans depuis plus de 1 400 ans Â»[52]. Pour la plupart des sourates[13], plusieurs noms utilisés pour les désigner sont recensés[15],[11]. Malheureusement, pour l'auteur, l'espoir est mince de retrouver d'autres manuscrits de versions divergentes "compte tenu de l'activité d'uniformisation intense que l'on peut observer au cours des trois premiers siècles [de l'islam]" Pour Boisliveau, ce n'est qu'a posteriori — "assez rapidement semble-il" — que ce terme a été utilisé dans la tradition musulmane pour désigner "un chapitre coranique très clairement délimité - ce qui n’est pas le cas dans l’emploi du mot dans le texte [coranique]"[note 2]. La mort et la vie sont au pouvoir de la langue; Quiconque l'aime en mangera les fruits. Le nom est davantage utilisé que le numéro par les commentateurs musulman pour désigner une sourate[13]. Par la suite, Watt considérait les systèmes de Weil et Nöldeke comme simpliste, ceux-ci ne prenant pas en compte le processus rédactionnel des sourates[31]. Ces développements s'accompagnent de réflexions sur les contextes de révélation[31]. Matthieu 12:35-37 Al Karjousli S., « Restitutions coraniques en question et imaginaires du Coran Â». De ce qui en a été décrit, elles peuvent avoir un nombre de sourates légèrement différent ; celle d'Ubayy, par exemple, en aurait compté 116[note 8],[15]. Sa chronologie est, à ce jour, « la plus élaborée Â». Pour Sonn, "ces noms ont été attribués après la canonisation du Coran (établi sous sa forme officielle)"[17]. La Bible décrit cependant la patience comme un fruit de l’Esprit (Galates 5.22), que tous les disciples de Christ doivent produire (1 Thessaloniciens 5.14). A. Welch, R. Paret, R., J.D Pearson, "al-Kur'an". Ces versets sont marqués par le symbole de prosternation, En vue de sa récitation, le Coran fut divisé postérieurement en sept. La dernière modification de cette page a été faite le 5 février 2021 à 19:38. Les paroles de la bouche d'un homme sont des eaux profondes; La source de la sagesse est un torrent qui jaillit.… Proverbes 10:20,21,31 La langue du juste est un argent de choix; Le coeur des méchants est peu de chose.… Proverbes 11:30 Le fruit du juste est un arbre de vie, Et le sage s'empare des âmes. « En revanche, une réflexion originale s'efforce plus récemment de faire le lien entre la périodisation et la fonction des récitations dans un cadre liturgique Â»[50]. Ce terme de "révélation" est contesté par certains chercheurs. Van Rompaey & C. Brouwer (Eds. Elle est bénédiction et promesse de bonheur. Celles-ci avaient originellement un rôle liturgique[6]. سور, suwar, « sourate Â» ; en syriaque : ṣūrṭā: « Ã©crit, partie d'une écriture Â») est, en son sens coranique, une unité textuelle non délimitée du Coran ou, en son sens plus tardif, une unité fixe souvent traduit par « chapitre Â» par comparaison avec les chapitres de livre de la Bible, bien qu'à la différence que les sourates ne sont pas dans le Coran en ordre chronologique. Cet usage est permis par "le fait que le mot n’existait pas auparavant"[2]. La patience révèle notre foi en l’heure de Dieu, en son omnipotence et en son amour. Les titres attribués aux sourates (par exemple, « Le Voyage nocturne Â», « La Lumière Â», « Les Femmes Â» ou « La Génisse Â») consistent en des mots-clés extraits soit du début soit du corps du texte[16],[15]. Néanmoins, pour l'auteur, si cette séparation en sourates[note 7] date de la rédaction du Coran qu'elle date de "quelque temps avant le règne du calife omeyyade [...] Abd al-Malik, l'auteur considère que leur ordonnancement est un "ajustement textuel tardif"[3]. -. Il est difficile de dater exactement l'apparition de ces noms. Cela n'empêche pas, toutefois, des « désaccords au sein de la tradition musulmane Â»[33] et une absence de consensus[34]. Kouloughli, "Le Coran: quelques données lexico-statistiques" . Stefanidis E., « The Qur'an Made Linear: A Study of the Geschichte des Qorâns' Chronological Reordering Â». Pour Cuypers et Gobillot en 2014, il est à remarquer qu' "aucun de ces textes [recensions concurrentes à la vulgate] ne nous est parvenu". Il s'agit du Commentary on the Qur'an de Richard Bell publié en 1991 et du Coran des historiens publié sous la direction de Guillaume Dye et de Mohammad Ali Amir-Moezzi publié en 2019. Leur fin sera selon leurs oeuvres. Le mot sura n'est présent que 9 fois dans le Coran. Dye, rejoignant Prémare, rappelle que "le terme sura, dans le texte même du Coran, a un sens plus limité : il désigne un simple fragment de texte, et non une sourate entière"[8],[note 1]. Bien que l'approche chronologique de ce texte reste importante, l'ordre chronologique de rédaction du Coran semble inaccessible. L'auteur considère que plusieurs possibilités -de la sourate reprise telle quelle à celle principalement composée après la mort de Mahomet et passant par celle connaissant un processus rédactionnelle long- doivent être envisagées au cas par cas. Cuypers remarque que cet ordonnancement par ordre décroissant de taille "corresponde à un certain usage dans l’Antiquité, puisque les épîtres de saint Paul sont également disposées ainsi dans le Nouveau Testament"[12]. Amir-Moezzi M., "Le shi'isme et le Coran", Déroche Fr., « Chapitre II - Structure et langue Â» dans. Le premier, qui doit être lu en parallèle de la traduction faite par le même auteur, reflète néanmoins le savoir islamologique du milieu du XXe siècle, aujourd'hui dépassé. La Parole de Dieu est toute proche de nous. À propos de ceux-ci, M.-A. Fr. Proverbes 18:4-7Les paroles de la bouche d'un homme sont des eaux profondes; La source de la sagesse est un torrent qui jaillit.…, Proverbes 10:20,21,31La langue du juste est un argent de choix; Le coeur des méchants est peu de chose.…. Pour Dye et Decharneux, on ne sait pas si "l'emprunt [de ce terme à une langue étrangère] est antérieur ou non à la période de composition du Coran"[4],[5]. Dans 14 cas, le nom n'apparait pas dans la sourate, et pour certains même pas dans le Coran[13]. Gilliot CL., "Origines et fixation du texte coranique" dans ''Études'' 2008/12, 409, Gilliot CL., "Origines et fixation du texte coranique" dans. Cette approche est minoritaire pour la Recherche, pour qui "la tendance prédominante dans les recherches récentes [est] à atomiser ou à ignorer cette forme.". De fait, ils suivirent en cela la voie des prédécesseurs musulmans alors même que toute approche historico-critique reconnaît que la Sîra a été construite pour « illustrer Â» le Coran. 17 Car la chair a des désirs contraires à ceux de l'Esprit, et l'Esprit en a de contraires à ceux de la chair; ils sont opposés entre eux, afin que vous ne … L’interprétation de ces versets dépend en grande partie de l’école de droit musulman considérée. 2 Pierre 2:18Avec des discours enflés de vanité, ils amorcent par les convoitises de la chair, par les dissolutions, ceux qui viennent à peine d'échapper aux hommes qui vivent dans l'égarement; Proverbes 10:9Celui qui marche dans l'intégrité marche avec assurance, Mais celui qui prend des voies tortueuses sera découvert. L'historicité de ces récits fait débat au sein des chercheurs occidentaux. 3 Il m'a retiré de la fosse de destruction, Du fond de la boue; Et il a dressé mes pieds sur le roc, Il a affermi mes pas. Une tendance des débuts de l'islam est de les appeler par leur verset d'ouverture, ce qui occasionnait des noms longs. Boisliveau souligne qu'une éventuelle connaissance de ce terme syriaque ṣūrṭā par au moins "certaines personnes à l'époque de l'apparition du Coran", impliquerait alors qu'il soit "fort possible qu’il ait été utilisé dans le texte coranique avec l’intention de donner, par ce terme nouveau, une connotation de sacralité à l’exemple de ṣūrṭā pour l’Écriture sainte des chrétiens"[2]. T. Nöldeke est l'un des auteurs principaux sur le sujet et sa chronologie, bien qu'il ne prétendait pas à un ordre exact[41], est, aujourd'hui, généralement admise[33]. dit l'Eternel. Si le point de vue traditionnel est celle d'une fixation au moment de la standardisation d'Uthman, des témoignages attestent l'existence de recensions utilisant d'autres ordres et de rares spécimens de manuscrits, découverts à Sanaa au Yémen, montrent un ordre des sourates divergeant. Neuwirth se base sur le principe de l'unité des sourates. Néanmoins, l'édition du Caire (1924) a participé à "l'établissement de titres uniformes"[13]. Paix, paix à celui qui est loin et à celui qui est près! Galates 5 16 Je dis donc: Marchez selon l'Esprit, et vous n'accomplirez pas les désirs de la chair. Ésaïe 57:19Je mettrai la louange sur les lèvres. Amir-Moezzi écrit : « En sus de quelques variantes orthographiques et lexicographiques mineures, 22 % des 926 groupes de fragments étudiés présentent un ordre de succession de sourates complètement différent de l'ordre connu ; le découpage en versets ne correspond à aucun des 21 systèmes connus. Je les guérirai. La chronologie coranique est, en particulier, défendue par Neuwirth et Sinai[31] qui, restant fidèles au paradigme nöldekien, forment une « Ã©cole allemande Â», plutôt conservatrice, modérément acceptée[note 10],[42]. ». Il retire ce qui empêche la croissance de la vraie vie, tout comme le vigneron émonde la vigne. La chronologie proposée par ǦaÊ¿far al-Ṣādiq au VIIIe siècle a été canonisée en 1924 lors de la publication de l'Edition du Caire, considérée aujourd'hui comme le textus receptus du Coran[31],[37]. La Parole de Dieu est toute proche de nous. Cette séparation en sourates interroge les chercheurs quant à la chronologie du processus rédactionnel du texte coranique, que ce soit au niveau des sourates ou des versets. Ses origines et le pourquoi de son utilisation restent obscurs"[2]. Déroche évoque l'opposition entre Nöldeke qui soutenait que ce travail d'ordonnancement date de la recension, donc après la mort de Mahomet[15] tandis que Schwally considérait "qu’une portion importante du Coran avait déjà sa forme définitive du vivant du Prophète"[15]. Pour Boisliveau, "l’hésitation des lexicographes arabes quant à la racine et au sens montre que le terme n’est probablement pas arabe. L’ordre chronologique de la révélation des sourates est un élément important car certains versets viennent abroger des versets antérieurs. La question de l'ordonnancement du Coran est liée à sa mise par écrit. Elle est bénédiction et promesse de bonheur. Bien qu'il soient absents des premiers manuscrits, ceux-ci ont souvent été rajouté a posteriori sur des manuscrits anciens[14]. Versets pendant lesquels le récitant et les auditeurs se prosternent au cours de la récitation liturgique. Pour Neuwirth, "dans le Coran, sÅ«ra signifie en premier lieu une unité textuelle petite d’une étendue indéfinie"[6]. Certaines sourates posent néanmoins des difficultés, comme lorsqu'elles paraissent être des collections de textes non-reliés[27]. La recherche d'une chronologie coranique semble apparaître lors de la naissance d'un État islamique et le besoin de répondre aux interrogations juridiques, au sein du système d'abrogeant-abrogé. Selon Dye, seuls deux ouvrages peuvent être considérés en 2019 comme des commentaires scientifiques et continus du texte coranique, sourate par sourate. De même, la sourate 112, à laquelle il est généralement référé comme sÅ«rat al-ʼIḵlāṣ, est connue sous une douzaine d’autres noms.»[18] Le cas du titre de la Fatiha, avec celui de la sourate 112, est particulier puisqu'il ne dérive pas du contenu de la sourate mais de sa fonction[19]. Neal Robinson voit dans les 114 logia de l'apocryphe "Evangile selon Thomas", un précédent au 114 sourates[30]. Les colonnes marquées par le signe peuvent être triées. 114 sourates, classées dans un ordre de longueur assez sensiblement décroissant, forment le texte coranique. Certains manuscrits de Sana'a montrent tout de même des différences d'ordonnancement des sourates. En 2006, Neuwirth explicitait : " le terme sÅ«ra est utilisé dans le Coran, bien qu'il se réfère à l'origine à une unité textuelle indéterminée, plus petites que les sÅ«ras finalement fixées"[7]. Trois types d'emploi avec pour sens de "quelque chose que Dieu a fait descendre sur Mahomet", sont présents, une fois comme titre où il désigne, le Coran ou une partie de celui-ci , trois fois dans un contexte de polémique et du défi coranique. En effet, pour l'auteur, cette subdivision est liée à une énonciation liturgique mais daterait, à la différence des judaïsme et christianisme, de la période orale et pré-canonique de celui-ci. - source citée par P. Neuenkirchen, BCAI29, 2014, p. 34. Nouveau Testament , Apocalypse chap. Watt et Bell l'associent au syriaque ṣūrṭā signifiant «un écrit», «une partie d’une Écriture», ou «les Écritures saintes»[2]. Dye et Moezzi, relevant l'utilité de l'ouvrage pour étudier l'interprétation des textes par les traditions, soutiennent qu'il "se révèle totalement déconnecté du renouveau actuel des études sur le Coran, les origines et les débuts de l'islam et de toute approche séculière et historico-critique"[51]. court silence méditation. Il souhaite donc, à l'instar de ce qui s'est fait pour les Psaumes, qui furent un temps associés à la vie de David, la possibilité de proposer d'autres lectures du Coran[31]. Ces questions sont aussi évoquées lors de la troisième phase d'élaboration du Coran, celle de la réforme d'al-Hajjaj (début VIIIe siècle), qui se serait, pour certaines sources anciennes, limité à "rectifier des lectures déficientes ou à y mettre en ordre les versets, voire les sourates [21],[26]. Des listes contradictoires sont, en effet, défendue jusqu'au XVIe siècle[31]. 2 Corinthiens 11:15Il n'est donc pas étrange que ses ministres aussi se déguisent en ministres de justice. Déroche, « cette approche fait ressortir des remaniements importants et notamment des insertions de date relativement tardive dans des sourates anciennes, un point sur lequel R. Blachère élevait des réserves Â»[45]. En même temps, Boisliveau souligne la particularité du terme arabe sÅ«ra, "mot nouveau, — donc mystérieux —, "créé ad hoc" par le texte coranique"[2]. C. Segovia, "Sourate 2". La circulation de ces versions non-canoniques est connue jusqu'à une date tardive. James A. Bellamy, "More Proposed Emendations to the Text of the Koran". Ecclésiaste 10:12-14Les paroles de la bouche du sage sont pleines de grâce; mais les lèvres de l'insensé causent sa perte.…. Néanmoins, ils demandent à être étudiés plus en détail [24]. 1 Corinthiens 1 1.1 Paul, appelé à être apôtre de Jésus Christ par la volonté de Dieu, et le frère Sosthène, 1.2 à l'Église de Dieu qui est à Corinthe, à ceux qui ont été sanctifiés en Jésus Christ, appelés à être saints, et à tous ceux qui invoquent en quelque lieu que ce soit le nom de notre Seigneur Jésus Christ, leur Seigneur et le nôtre: Plusieurs traductions contiennent un riche apparat critique, en particulier celles de Paret (1971), Blachère, Khoury, Reynolds[51]... Certaines publications, comme celles de Cuypers, permettent d'approfondir l'une ou l'autre des sourates, mais dans une approche personnelle, sans synthèse. Lamya Kandil "Die Surennamen in der offiziellen Kairiner Koranausgabe und ihre Varianten". Ce qui est frappant, c'est que l'ordre des sourates se rapproche le plus de celui des codex de Ubayy et d'Ibn Mas'ûd. Cet ordonnancement fait partie du processus de rédaction, encore mal connu, du Coran et des traces anciennes d'autres ordres sont attestées. Elle était ainsi rejetée par des "groupes kharidjites". L'usage savant occidental favorise leur désignation par leur numéro en chiffres romains[14]. Tite 1:10,11Il y a, en effet, surtout parmi les circoncis, beaucoup de gens rebelles, de vains discoureurs et de séducteurs,…, Jacques 3:6-9La langue aussi est un feu; c'est le monde de l'iniquité. Nöldeke, lui-même montrait de plus en plus son scepticisme au fur et à mesure de ses publications quant à la possibilité de classer les sourates mecquoises [31]. Pour Déroche, "on ignore si [ces variations] étaient fondées sur des différences dans le nombre des versets des sourates concernées"[15]. Pour Neuwirth, des sourates ont pu circuler anciennement avec des noms "similaires à ceux utilisés aujourd'hui", "bien que des informations sûres sur l'état le plus ancien des choses ne soient pas disponibles". Un certain nombre d'entre elles sont nommées par des noms propres[10]. Ces critiques se retrouvent chez G. Dye, G.S. De même, le Corpus Coranicum, très marqué par le paradigme nöldekien, et le Qur'an Seminar, qui ne souhaite pas s'appuyer sur l’exégèse confessionnelle, permettent d'avoir des commentaires partiels[51]. Déroche considère que « L'idéal d'une connaissance exacte de la chronologie est resté inaccessible et bien des points demeurent obscurs Â» [33]. Guillaume Dye, "Le corpus coranique : contexte et composition". Interprétations [modifier | modifier le code] L'ensemble de ce passage a reçu, dans le cadre de l'hypothèse de quatre cavaliers distincts, des interprétations très variées. Liati déconseille de traduire "sourate" par "chapitre", les sourates n'ayant pas, exceptées pour certaines courtes, de thématiques uniques. Il pourrait servir à faciliter la mémorisation ou pourrait être lié à l'existence de fils conducteurs entre elles. M.Cuypers et G. Gobillot. La liturgie des Heures est une prière quotidienne chrétienne, répartie en plusieurs moments de la journée, appelés offices.Il y a de 3 à 8 offices par jour selon les systèmes (3 à 7 pour les laïcs). Pour Déroche, "ces titres ne font pas partie de la Révélation". Reynolds s'est interrogé sur la valeur dogmatique pour la Recherche de suivre ce principe diachronique. Et vu qu'on trouve dans la SÄ«ra une qualité fondamentalement exégétique, l'idée de la chronologie risque de nous plonger dans un « cercle vicieux Â». Depuis les travaux de Gustav Weil au XIXe siècle[39], différentes méthodes ont été utilisées pour reclasser les sourates dans un ordre chronologique. La mise en place de l'ordre des sourates nous est mal connu, certains groupements n'étant pas uniquement liés à leur longueur. Pour Segovia, dès le. Dye remarque que cette approche ne prend pas en compte certains aspects du texte, comme des ajouts rédactionnels tardifs[42]. Pour Geoffroy, cet ouvrage est l'un des premiers « commentaire quasi exhaustif du Coran Â» dans une langue occidentales mais « se refuse visiblement à inclure des thèses remettant en cause la nature même du Coran et de l'islam Â»[53]. Elles nous sont néanmoins connus par les recensions. Cette approche diachronique reste pourtant « un axiome des études coraniques Â»[49] et une approche « dominante Â» [31]. 8 Et ceux qui sont dans la chair ne peuvent plaire à Dieu. Pour Boisliveau, "si l’on s’en tient à son utilisation dans le texte coranique, [ce terme] désigne une partie du Coran dont on ne sait les délimitations. Angelika Neuwirth, "Structural, linguistic and literary features". Lamya Kandil "Die Surennamen in der offiziellen Kairiner Koranausgabe und ihre Varianten", Déroche Fr., "Chapitre II - Structure et langue" Dans, Neuwirth, Angelika. 4 Il a mis dans ma bouche un cantique nouveau, Une louange à notre Dieu; Beaucoup l'ont vu, et ont eu de la crainte, Et ils se sont confiés en l'Eternel. Pour Neuwirth, une hypothèse étymologique serait une dérivation du mot syriaque shÅ«rayā, “commencement, ” et désignant de courts psaumes chantés avant une lecture. "Cette dernière hypothèse mériterait d’être explorée systématiquement."[11]. « Ainsi, la première sourate du Coran, outre son nom de Fatiḥa (Introduction), est connue sous plus d’une dizaine d’autres dénominations. De même, la sourate 112, à laquelle il est généralement référé comme sūrat al-ʼIḵlāṣ, est connue sous une douzaine d’autres noms.» [18] Le cas du titre de la Fatiha, avec celui de la sourate 112, est particulier puisqu'il ne dérive pas du contenu de la sourate mais de sa fonction [19]. L'étude des plus anciens manuscrits coraniques atteste du fait que les unités textuelles appelées "sourates" appartiennent "aux conceptions formelles du discours coranique lui-même"[6].Pour Neuwirth, « la date exacte à laquelle cette unité textuelle Sura désigne, dans le Coran, une courte unité textuelle de longueur non-définie] a été identifiée avec les unités distinguées comme sourates dans le codex reste incertaine, mais l'étymologie la plus probable semble indiquer que ce qui était initialement prévu était une courte unité textuelle.». Les cinq dernières occurrences sont liées à un auditoire appartenant à la communauté de Mahomet[2]. Ceux-ci renvoient soit à un mot frappant, soit au thème dominant de la sourate en question[15],[note 3]. La circulation de noms jusqu'à nos jours est pour l'auteur un élément qui montre une connaissance orale du texte. Il retire ce qui empêche la croissance de la vraie vie, tout comme le vigneron émonde la vigne. Il s’agit donc d’un emprunt à une autre langue ou bien d’une création sous influence d’une autre langue."[2].