Elle revient à Ávila, avant de repartir pour Valladolid où elle fonde un nouveau couvent[T 27]. Autres recueils complets des œuvres thérésiennes : Ainsi parlait Thérèse d'Avila (édition bilingue), dits et maximes de vie choisis et traduits du castillan par Bernard Sesé, collection "Ainsi parlait", Éditions Arfuyen, Paris-Orbey, 2015. À chaque fois (1592, 1604, 1616, 1750, 1760) que la dépouille fut exhumée, à l’occasion d’un examen canonique ou pour satisfaire la dévotion de dignitaires religieux ou de monarques espagnols, des reliques furent prélevées. Ce dernier sera le lieu de refuge des religieuses de Pastrana. Elle était pour lui l'exemple même de « la femme de génie » (Voyage en France par un Français). Elle apprend qu'un seizième couvent carmélite a été créé à Grenade et qu'un nouveau couvent de déchaussées est fondé à Lisbonne. Le nonce Hormanet décède et le nouveau nonce est instruit à charge, par les carmes chaussés, contre Thérèse. Ses écrits ont fait l'objet de traductions dans de nombreuses langues. » À ces paroles, les religieuses fondent en larmes[29]. Ainsi lorsqu'une âme commence d'entrer dans ces saintes voies, il ne se fait pas connaître à elle, de crainte qu'elle ne se trouble de voir qu'étant si petite elle doit contenir une chose qui est si grande, mais il l’étend et l'agrandit peu à peu, selon qu'il le juge nécessaire pour la rendre capable de recevoir toutes les grâces dont il veut la favoriser. Cette fondation se fait très pauvrement, aux dire même de Thérèse, dans une simple maison, avec deux moines : Jean de la Croix et Antoine de Heredia[T 29]. La sonnerie de volée est composée de 6 cloches dont la plus grosse, le bourdon d'environ 9 tonnes porte sa devise en bronze :« Je sonne l’appel des peuples à l’unité dans l’Amour[21] ». Au centre apparaît le Père éternel, les bras ouverts en signe d'accueil. « Y a-t-il rien de si admirable que de penser que celui dont la grandeur pourrait remplir mille mondes, ne dédaigne pas de se retirer dans un petit espace, et que c'est ainsi qu'il voulut bien s'enfermer dans le sein de la très sainte Vierge sa mère ? Les emplacements utilisables pour l'installer étaient deux tribunes situées de part et d'autre du chœur : l'orgue y fut donc adapté et dispose de deux buffets séparés : au sud, la console, les mécanismes du grand-orgue et de la pédale et au nord ceux du positif et du récit. D'après le décompte réalisé sur l'ouvrage de Thérèse d'Avila : transverbération du cœur de sainte Thérèse, Thérèse d’Avila - La Foi prise au Mot du 13/10/2008 (KTO TV - Youtube), Thérèse d’Avila - La Foi prise au Mot du 13/10/2013 (KTO TV - Youtube), Sainte Thérèse d'Ávila et le carmel - La Foi prise au Mot du 12/10/2014 (KTO TV - Youtube), Thérèse d’AVILA – Une Vie, une Œuvre : 1515-1582 (France Culture, 1988) - Youtube, Sainte Thérèse d'Avila : chemin et modèle de sainteté (5/6) - Conférence à Notre-Dame de Paris (10/02/2019 - KTO TV), Réseau des bibliothèques de Suisse occidentale, http://www.euskalnet.net/laviana/gen_hispanas/cepeda2.htm, Voir aussi les poésies composées par sainte Thérèse de Lisieux, Poétique de l'extase selon sainte Thérèse d'Avila et saint Jean de la Croix, Citations spirituelles et philosophiques de Sainte Thérèse d'Avila, https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Thérèse_d%27Avila&oldid=180182065, Article contenant un appel à traduction en anglais, Article contenant un appel à traduction en italien, Page utilisant une présentation en colonnes avec un nombre fixe de colonnes, Catégorie Commons avec lien local différent sur Wikidata, Article de Wikipédia avec notice d'autorité, Page pointant vers des dictionnaires ou encyclopédies généralistes, Page utilisant le modèle Bases littérature inactif, Page pointant vers des bases relatives à la religion, Page utilisant plus de deux colonnes de références, Portail:Religions et croyances/Articles liés, Portail:Biographie/Articles liés/Religions et croyances, Portail:Biographie/Articles liés/Culture et arts, licence Creative Commons attribution, partage dans les mêmes conditions, comment citer les auteurs et mentionner la licence, Teresa Sánchez de Cepeda Dávila y Ahumada, Teresa de Jesús, la madre, la santa madre, plusieurs doigts et d'autres restes de la sainte sont dispersés dans toute l', le reste du corps (incorrompu) est déposé sur l'autel principal de l'église de l'Annonciation (, en 1601, traduction et publication en trois volumes de l'édition de. Thérèse dit : « Mon dessein étant de vivre en ce monastère dans une très étroite clôture, dans une stricte pauvreté, et d’employer beaucoup de temps à l’oraison »[T 14]. Thérèse déclare : « Nous observons la règle de Notre-Dame du Mont Carmel sans aucune mitigation[N 10], telle qu’elle a été rédigée par frère Hugues, cardinal de Sainte-Sabine, et approuvée l’an 1248 par le pape Innocent IV[T 18]. Ce soutien moral lui permettra d'entreprendre la création d'une série de couvents sans le laxisme qui l'avait choquée dans de nombreux cloîtres dont celui de l'Incarnation[T 12]. Elle voyait Dieu, la Vierge, les saints et les anges dans toute leur splendeur et elle recevait d'en-haut des inspirations mises à profit pour discipliner sa vie intérieure. La même année, elle fait connaissance du père Báñez, qui devint ensuite son principal directeur, et du frère García de Toledo, tous deux Dominicains[T 17]. Notre monastère est aussi un lieu de silence, de Paix et de prière ouvert à tous ceux qui désirent venir s'y ressourcer que se soit pour les Offices Liturgiques où même pour y faire une retraite spirituelle de quelques jours. Thérèse d'Ávila (en religion : Teresa de Jesús) est une religieuse espagnole, née le 28 mars 1515 à Gotarrendura (Vieille-Castille) et morte le 4 octobre 1582 à Alba de Tormes. La réformatrice du Carmel décède donc durant « la plus longue nuit qu'ait connu l'Espagne ». Thérèse avait rédigé un ouvrage autobiographique (Le Livre de la Vie) sur demande de son confesseur. », « la plus longue nuit qu'ait connu l'Espagne », « À la fin, je meurs en fille de l’Église », « L'heure est à présent venue, mon Époux, que nous nous voyons », « Elle était de bonne stature, et au temps de sa jeunesse, belle, et encore au temps de sa vieillesse, elle supportait bien sa fatigue, le corps épais et très blanc, le visage rond et plein, de bonne taille et proportion ; le teint de couleur blanche et incarné, et lorsqu'elle était en prière, il s'enflammait et elle devenait très belle, tout ce teint clair et paisible ; la chevelure, noire et crépue, le front large, égal et beau ; les sourcils de couleur claire et tirant un peu sur le noir, grands et un peu épais, non en arc, mais un peu plats, « Cette femme était si grande et si utile à l'éducation saine des chrétiens, qu'il semble qu'elle ne soit pas beaucoup, ou pas du tout, inférieure à ces grands Pères et Docteurs de l'Église, dont nous nous sommes souvenus (comme, « C'est pour cela que l'Église, à juste titre, a attribué à cette Vierge, les honneurs habituels accordés aux Docteurs, « sainte Thérèse de Jésus est une véritable maîtresse de vie chrétienne pour les fidèles de chaque temps. Le premier couvent de frères carmes réformé est fondé à Duruelo le 28 novembre 1568 avec le frère Jean de Saint-Matthias qui prend son nom de Jean de la Croix. Autre changement important, la clôture du couvent est strictement respectée[N 13], les visites sont limitées en nombre et se font au parloir derrière des grilles (ou en présence d'autres religieuses). S'adonnant à ce jeu avec lequel elle fait souvent des analogies dans, Leur publication a été réalisée par exemple dans, Traduction en français du poème précédent, dans. Peu à peu, l'expérience devient un modèle[T 18]. Sa famille paternelle est issue de Juifs convertis de force, séfarades de Tolède[4]. Elle est l'auteur de nombreux ouvrages tant biographiques que didactiques ou poétiques. La crypte est inaugurée en 1932. Il s'agit de celles des parents de la sainte, Louis et Zélie Martin, qui ont été exhumés le 13 octobre 1958 du cimetière de Lisieux pour être transférés dans ce lieu, à l'occasion de leur cause de béatification[22]. Thérèse dit qu'une (religieuse) authentique disciple et « amie » du Christ, par sa vie offerte dans le silence et la contemplation, peut être d’un très grand prix pour le salut du monde[15]. Entre le niveau des fenêtres hautes et la galerie de circulation, une frise représente les Béatitudes, symbolisées par des saints qui les ont personnifiées de façon éminente : Au revers de la façade occidentale, au-dessus des portails, trois grands panneaux de mosaïque évoquent l'universalité du message thérésien. Après la guerre, on répare les dommages causés à la basilique. Simultanément, embrasée d'un violent désir de voir Dieu, elle se sentait mourir. Elle y prononce ses vœux le 3 novembre 1534 (selon Ribera, elle prend l'habit le 2 novembre 1536 et prononce ses vœux le 3 novembre 1537)[8]. Luttant contre elle-même, elle parvient à dire à son père qu'elle souhaite entrer dans les ordres, tout en sachant qu'elle ne reviendra pas sur sa décision. Après une courte halte, elle repart pour Beas de Segura, Tolède, Malagón et Almodóvar. À son arrivée à Alba de Tormes le 20 septembre 1582, son état empire. De nos jours les carmélites peuvent sortir du couvent sous certaines conditions (suivant la règle carmélitaine). Au-dessus de la croisée séparant la nef du chœur s'élève la tour-lanterne de forme circulaire appuyée sur des pendentifs et que termine une imposante coupole. Thérèse ne désire aucune distinction pour elle-même et vit de la même manière que les autres religieuses[T 18]. Devant s'élever à 95 m et être surmonté d'un phare (comme à la nécropole Notre-Dame-de-Lorette), il est réduit de 40 m et n'a jamais été complètement terminé, la priorité ayant été donnée à des œuvres de bienfaisance, notamment à l'édification du Foyer des Malades, dédié à la mémoire des parents de Thérèse. Le panneau de droite figure des fidèles convertis des pays les plus lointains (Thérèse est patronne des Missions). La structure de base, qui a été terminée avant la guerre, subit peu de dégâts lors des bombardements de juin 1944 qui détruisent Lisieux aux deux tiers. Le 25 novembre 1585, le corps est donc exhumé une seconde fois. Elle décide de le réformer en douceur et fait nommer l'année suivante Jean de la Croix comme confesseur officiel des religieuses. À l'extérieur, derrière l'abside de la basilique, des allées latérales permettent d'accéder à un chemin de croix monumental dont les stations sont disposées par groupes de trois sauf la première et la quatrième qui se trouvent devant l’escalier central menant à un autel surmonté d'un grand calvaire, œuvre de Morice, Masselot et Coin. Au début de l'année 1562, Thérèse part à Tolède chez Doña Luisa de la Cerda, chez qui elle reste jusqu'en juin. Dans leur projet (d'enfant), ils voulaient se rendre sur place, proclamer ouvertement leur foi catholique, et se faire exécuter par les autorités locales pour. Le biographe Boudot ajoute : « Jusqu'à son dernier soupir, Thérèse eut le privilège de converser avec les personnes divines, qui la consolaient ou lui révélaient certains secrets du ciel, celui d'être transportée en enfer ou au purgatoire, et encore celui de prévoir l'avenir. Alors qu'elle est toujours supérieure du couvent, Thérèse se rend à Alba en 1574 avant d'aller, malgré son état de santé, à Medina del Campo, Ávila et Ségovie où elle crée un nouveau couvent[T 30]. En abandonnant leurs chaussures, les carmélites sont rebaptisés les carmes déchaussés ou les Carmes déchaux. Situé sur un socle haut placé, le reliquaire est séparé du public par une grille qui l'isole. Le 27 septembre 1970, le pape Paul VI proclame Thérèse (avec Catherine de Sienne) docteur de l'Église[45]. Sainte Thérèse est proclamée Patronne des missions le 14 décembre 1927, quinze jours avant la mort de Mgr Lemonnier, mort qui fait penser que le projet, jugé trop ambitieux, pourrait être abandonné. Ses dernières paroles sont « À la fin, je meurs en fille de l’Église » et « L'heure est à présent venue, mon Époux, que nous nous voyons »[7]. Elle obéit et choisit Saint-Joseph à Tolède[T 33]. Thérèse reste dans ce village jusqu'au printemps 1536 (elle réussit même durant son séjour à convertir un prêtre qui y vivait en concubinage)[T 6], puis elle part à Becedas. Pour perpétuer la mémoire de cette mystérieuse blessure, le pape Benoît XIII, à la demande des carmélites d'Espagne et d'Italie, établit en 1726 la fête de la transverbération du cœur de sainte Thérèse (le 26 août). Puis, en fin d'année, elle se rend à Valladolid. Le volume intérieur est d'un seul tenant, sans nefs collatérales ni déambulatoire : du fait de l'absence de colonnes, tous les fidèles qui assistent aux offices en ont une vue sans obstruction. Elle reste paralysée pendant plus de deux ans. Le pape soutient sa demande et exige la restitution du corps[37]. La publication officielle de ses écrits et auprès du grand public ne se fait qu'après sa mort, mais dans un délai relativement court[61] : Aujourd'hui, les œuvres complètes de Thérèse d'Avila sont disponibles en français dans trois traductions[61] : Thérèse d'Avila travailla à la réforme de l'ordre du Carmel[62] et à la fondation de dix-sept monastères de carmélites[63]. Confier son (futur) couple à Dieu. Il me semble que ce fut lorsque je me mis à la fréquenter, à l'âge de quatorze ans, que le péché mortel m'éloigna de, « il n'y avait pas place pour tout cela, la chose cessa promptement », « c’était une représentation si vive de ce que Notre-Seigneur endura pour nous, qu’en voyant le divin Maître dans cet état, je me sentis profondément bouleversée. En 2012, ses écrits sont publiés dans la collection de la Pléiade[60]. Thérèse est inhumée sans embaumement. Sur les côtés verticaux sont figurées différentes scènes de l'Ancien Testament dans lesquelles des anges viennent apporter un secours divin. Il devient son maître spirituel et son conseiller. Ces premières années au Carmel se passent sans événements notables. Le campanile a été offert par la Belgique et les Pays-Bas en ex-voto à sainte Thérèse[réf. La vie cloîtrée ne fut imposée à toutes les religieuses, dans le couvent, qu'en 1563. La spiritualité du Carmel bénéficie en effet de nombreux textes spirituels : sainte Thérèse d’Avila, sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, saint Jean de la Croix, sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix (Édith Stein), sainte Élisabeth de la Trinité, … Un timbre postal représentant la basilique de Lisieux a été émis le 26 septembre 1960[24]. Thérèse espérait cette fondation depuis longtemps afin de pouvoir disposer pour ses carmélites de confesseurs et d'accompagnateurs spirituels ayant également une vie d'oraison et pouvant donc les guider et les accompagner dans leur cheminement spirituel (et éventuellement les grâces mystiques)[15]. Une fois que nous avons trouvé l’amour, n’oublions pas de continuer à … L'édifice contient 18 autels mineurs offerts par différentes nations en ex-voto à sainte Thérèse. Sa démarche aboutit et le pape Grégoire XV la canonise[44] le 12 mars 1622. Extrait Œuvres complètes de sainte Thérèse. En bande dessinée : Dans un esprit fantaisiste et irrévérencieux, Claire Bretécher a publié en 1980 la BD La Vie passionnée de Thérèse d'Avila [71], qui met également en scène Jean de la Croix et Pierre d'Alcántara. Mais son attitude autoritaire face à la supérieure du couvent et aux autres religieuses entraîne des conflits incessants. Ressentant des grâces spirituelles dans son oraison, Thérèse se confie à son confesseur pour savoir si elles viennent de Dieu ou du démon. La veille de la saint François, elle dit à ses carmélites rassemblées autour d'elle « Mes filles et mesdames, je vous prie, pour l'amour de Dieu, que les règles et les constitutions soient exactement observées, et que vous ne vous arrêtiez pas aux exemples de cette indigne pécheresse qui va mourir ; pensez plutôt à lui pardonner. La basilique sera d'ailleurs entièrement financée par des dons et souscriptions spécifiques venus du monde entier[8]. Mais, le père Valdemoro venu superviser le chapitre (octobre 1577) interdit formellement aux carmélites de voter pour Thérèse, sous peine d'excommunication[4] — néanmoins, certaines carmélites passeront outre. Avant de remettre le corps dans le même tombeau, le père Gratien, provincial des Carmes, sectionne la main droite de Thérèse qui sera placée dans un reliquaire remis aux religieuses du couvent Saint-Joseph d'Avila. ». Thérèse passe alors cinq années dans son couvent de Saint-Joseph, qui seront, d'après ses mots, « les plus tranquilles de son existence »[T 19]. Elle y rencontre Jean de la Croix qui vient la rejoindre et la soutenir dans sa réforme. La jeune Thérèse demande alors à la Vierge Marie de lui servir de mère[7]. Les travaux continuent au ralenti entre 1939 et 1944 à cause de la Seconde Guerre mondiale. Labellisée « Patrimoine du XXe siècle »[2], elle a été inscrite au titre des monuments historiques le 14 septembre 2010[3] puis classée le 7 septembre 2011[4]. La règle des premiers ermites du Mont Carmel prévoyait déjà cette abstinence de viande (voir. Les deux saintes écartent les pans du manteau du Christ pour permettre aux brebis de s'y abriter. Autres adaptations. Thérèse passera vingt-sept ans dans cette communauté très nombreuse[N 4], de style encore médiéval. Cette solution technique va résoudre les quatre années de blocages et d'oppositions : Thérèse peut reprendre ses fondations[22]. », « Jusqu'à son dernier soupir, Thérèse eut le privilège de converser avec les personnes divines, qui la consolaient ou lui révélaient certains secrets du ciel, celui d'être transportée en enfer ou au, « les plus tranquilles de son existence », « Mon dessein étant de vivre en ce monastère dans une très étroite clôture, dans une stricte pauvreté, et d’employer beaucoup de temps à l’oraison », « Nous observons la règle de Notre-Dame du Mont Carmel sans aucune mitigation, « Mes filles et mesdames, je vous prie, pour l'amour de Dieu, que les règles et les constitutions soient exactement observées, et que vous ne vous arrêtiez pas aux exemples de cette indigne pécheresse qui va mourir ; pensez plutôt à lui pardonner. J'essayais la solitude pour prier mes dévotions, qui étaient nombreuses, et particulièrement le rosaire… J'aimais beaucoup faire comme si nous étions des nonnes dans des monastères, quand je jouais avec d'autres petites filles, et je pense que je souhaitais l'être[T 3]. Un siècle avant Thérèse, Jean Soreth (1394-1471), un carme français avait déjà essayé de mettre en place, dans les couvents des carmes de France, une réforme identique. Celui-ci, après l'avoir écoutée, lui indique que c'est le démon qui lui crée des illusions ; cette nouvelle cause beaucoup de tourments à Thérèse. »[T 9]. On y accède par la crypte dont les arcades de granit se retrouvent sur le mur de droite de la chapelle. Au-dessus du portail d'entrée, le tympan est orné d'une monumentale composition : Jésus au milieu de ses apôtres et leur montrant un enfant, comme le modèle que doit suivre quiconque veut entrer dans le royaume. On accède à la crypte de part et d'autre du grand perron par des escaliers situés sous les cloîtres latéraux.