Quelle empreinte écologique pour l'informatique ? Pour ce faire, une mise à jour du cadre législatif français sur le numérique s’impose : le 14 octobre dernier, Patrick Chaize, Guillaume Chevrollier et Jean‑Michel Houllegatte ont déposé une proposition de loi au Sénat, qui vise à "réduire l’impact environnemental du numérique en France". Accueil; Articles. Cela crée une demande supplémentaire en énergie pour les faire fonctionner. Cela intègre notamment la production, l’extraction des matériaux, le transport et le recyclage. À titre d’exemple, cela représentait 2,7 % de la consommation mondiale d’énergie en 2017, c'est-à-dire les consommations d’électricité annuelles combinées de l’Inde, de la Russie et du Japon. Dit autrement, l’impact énergétique du visionnage de la vidéo est environ 1 500 fois plus grand que la simple consommation électrique du smartphone lui-même. En effet, ces appareils sont souvent produits en masse, et doivent être connectés à Internet en permanence pour fonctionner, ce qui nécessite une grande quantité d’énergie. Les scientifiques estiment que l’on produira 50 fois plus de données en 2020 qu’aujourd’h… Face à une facture énergétique toujours plus élevée, la solution généralement prescrite est le "progrès technologique" : en améliorant et en optimisant les technologies existantes, on les rend plus efficaces, et donc moins consommatrices d'énergie. >WhatsApp Réduire la consommation énergétique du numérique 7 énergétique conduit The Shift Project à prédire une explosion de la consommation électrique mais une légèe vaiation d’un taux peut change complètement la pévision. Sa première … Sur les 56 TWh : NégaWatt estime que la consommation électrique du numérique devrait augmenter de 15 TWh d’ici à 2030, soit +25 % par rapport à 2015 et porterait ainsi la part du numérique à environ 15 % de la consommation électrique du pays. ; les serveurs et appareils de stockage de données qui fournissent les différents services numé-riques : grandes entreprises du numérique, administrations, entreprises, PME, start-up ; ces ser-veurs étant globalement regroupés dans d’importants centres d’hébergement (les datacenters). Parmi les principales mesures suggérées, on y retrouve la limitation du renouvellement des terminaux numériques et l’obligation d’éco-conception des principaux sites Internet français. ), 3,5 TWh pour le cœur du réseau (composants techniques pour relier les datacenters aux usagers, 3G, 4G, etc.). Back; Informatique; Codage à l'école ; Internet - Web 2.0 - Cloud ... les études ou dans le monde du travail. Selon le rapport du Shift Project « cette part pourrait doubler d’ici 2025 pour atteindre 8% du total - soit la part actuelle des émissions des voitures. GÉNÉRÉES PAR LE NUMÉRIQUE : 53 %DUES AUX DATA CENTERS ET 47 % DUES AUX ÉQUIPEMENTS AUX INFRASTRUCTURES RÉSEAU DES CONSOMMATEURS des 16-24 ans sont adeptes du streaming audio (Panorama IFPI de la consommation de musique dans le monde, 2019) 83 % c'est la consommation d’une box soit autant qu'un grand réfrigérateur 150 à 300 kWh/an L’énergie grise constitue l’essentiel du bilan complet énergétique des équipements utilisateurs. Les équipements des utilisateurs (ordinateurs, tablettes, smartphones, box internet) représentent les trois-quarts de la consommation d’énergie du numérique (45 TWh). Consommation d’énergie et numérique. Cette statistique ne prend pas en compte les énergies auto-consommées (bois, pompes à chaleur, solaire thermique, etc. En se fondant sur des statistiques du think tank The Shift Project, les auteurs de l’étude expliquent que la consommation globale du numérique a augmenté de 50 % entre 2013 et 2017, passant … Numérique : le grand gâchis énergétique. La quantification de l’impact environnemental des actions numériques a une portée illustrative en proposant des ordres de grandeur pertinents qui permettent de donner une quantification physique à des actions « virtuelles ». Deux technologies émergentes, comme les cryptomonnaies ou les objets connectés, risquent d'accroître encore cette consommation d’énergie. C’est une énergie « cachée », car le consommateur n’en a pas connaissance. Toute la chaîne de fabrication de ces équipements carbure aux énergies fo… Par Sarah Sermondadaz le 09.03.2018 à 11h12 Lecture 4 min. Le Conseil général de l'économie a analysé en 2019 l’impact énergétique du numérique en France. Selon le livre blanc numérique et environnement, « la fabrication d’un téléphone portable requiert 60 métaux différents, dont une vingtaine seulement sont actuellement recyclables, et seulement 16 % des téléphones sont collectés pour être dépollués ». Cet impact carbone est généré principalement par la production des équipements électroniques et dans une moindre mesure par leur consommation énergétique. La part du numérique dans la consommation finale d’énergie (elle-même en croissance de 1,5 % par an) augmenterait ainsi de presque 70 % entre 2013 et 2020. L’Internet des objets (IoT) est un bon exemple : beaucoup d’objets connectés sont déjà disponibles, mais les marchés potentiels (sécurité, santé, mobilité, industrie…) sont si nombreux qu’il est compliqué de saisir l’ampleur du phénomène. Avec le déploiement de la 4G, qui consomme 23 fois plus d’énergie qu’une connexion ADSL, la consommation du réseau devrait selon NégaWatt augmenter de 10 % par an sur les 15 prochaines années. Présentés comme des ogres énergétiques par la presse, les datacenters ne représentent que 18 % de la consommation d’énergie du numérique. Pour éviter que ce progrès soit contre-productif, il est donc nécessaire de le combiner à des politiques publiques efficaces, qui prennent en compte les enjeux liés à l’éco-conception des appareils connectés. Engagements, réglementations, stratégies et plans d’actions, Biodiversité - Bases de données de référence, Évaluation 2000-2010 des sites humides en France, Évaluation nationale des sites humides emblématiques (2010-2020), Comprendre les enjeux de la pollution de l’eau, Qualité des eaux souterraines et superficielles - Bases de données de référence, Comprendre les enjeux de la pollution de l’air, Qualité de l’air - Bases de données de référence, Exposition aux effets sanitaires du changement climatique, Pressions exercées par les modes de production et de consommation, Utilisation des ressources naturelles en France, Usages de matières potentiellement polluantes, Pratiques agricoles respectueuses de l’environnement, Comprendre l’emploi dans l’économie verte, Les dépenses en faveur de l’environnement, Éducation à l’environnement et au développement durable, La concentration spatiale et saisonnière du tourisme. À titre de comparaison, sur cette même période, la consommation électrique mondiale a crû d’un peu moins de 10 % … >Partager par mail. Un rapport récent, qui porte sur la France, laisse penser que l’essor des data cent… Produit par The Shift Project à partir des données publiées par Andrae & Edler 2015. Au total, le numérique consomme 10 à 15 % de l’électricité mondiale, soit l’équivalent de 100 réac… La production mondiale d'énergie commercialisée était en 2018, selon BP, de 13 865 Mtep, en progression de 18,5 % depuis 2008. En bref, négaWatt estime que le développement du numérique ses 15 prochaines années aura un impact modéré sur la consommation électrique du pays. NUMÉRIQUE DANS LE MONDE EN QUELQUES CHIFFRES y 34 milliards d’équipements connectés en 2019.1 y La consommation énergétique du numérique progresse de 9 % par an.2 y Plus de 3 %, c’est l’estimation des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES) du numérique - c’est supérieur au transport aérien qui est à 2 %.3 ; les infrastructures du réseau qui permettent le transport des données nécessaires aux services numériques : antennes relais (3G, 4G), câbles sous-marins, fibres optiques, routeurs, répartiteurs, firewall, etc. À cette consommation liée aux usages, il faut ajouter, dans une analyse en cycle de vie (ACV), la consom-mation d’énergie nécessaire à la fabrication des équipements et à leur traitement en fin de vie. Produit par The Shift Project. «La croissance énergétique du numérique est particulièrement forte comparée à la croissance de la consommation énergétique mondiale tous secteurs confondus : en 2017, le numérique représente environ 2,7 % de la consommation globale d’énergie finale au niveau mondial et devrait en représenter en 2025 entre 4,7 % et 6 %, soit un quasiment doublement par rapport à 2017». De plus, 40 milliards d’objets connectés sont prévus dans le monde d’ici 2020. ), qui selon l'Age… Une consommation élevée, en partie expliquée par une augmentation générale de l’utilisation d’Internet, ainsi que par l'explosion des connexions sur mobile. C’est bien tout le problème du numérique qui représente aujourd’hui une part exponentielle de la consommation énergétique mondiale. La consommation d’énergie directe occasionnée par un euro investi dans le numérique a augmenté de 37 % depuis 2010. L’énergie grise représente la quantité d’énergie consommée lors du cycle de vie d’un appareil, à l’exception de son usage. Ainsi de récentes études, réalisées entre autres par The Shift Project et l’ADEME, indiquent que le numérique représente 3,7% des émissions de CO2 mondiales, pourcentage en augmentation constante depuis 2007. Aujourd’hui, seuls 40 % de la population ont accès à Internet (en 2035 près de 90 % de la population mondiale pourra en profiter). Si Internet était un pays, il serait le 3ème plus gros consommateur d’électricité au monde avec 1500 TWH par an, derrière la Chine et les Etats-Unis. Energie numérique : la fabrique à CO2.0 : c’est le coûteux problème que La Méthode scientifique va décortiquer dans l’heure qui vient. Le secteur aérien, réputé secteur très pollueur, représente 2% de ces émissions. Si le rapport de France Stratégie déplore un "manque flagrant d’études" sur ce secteur, il est en revanche déjà possible de dire que la consommation énergétique des équipements IoT devrait être l’une des plus importantes à l’horizon de 2030. Explore les mondes imaginaires à la recherche de technologies qui n'existent pas encore. Ordinateurs, tablettes, capteurs et autres objets connectés, smartphones, réseaux sociaux, 3G, 4G, fibre, monnaies cryptographiques, blockchain, intelligence artificielle, démarches dématérialisées et autres portails web… Les services que propose à tous cette « révolution numérique », sont en très forte augmentation et demandent de l’énergie pour fonctionner. Elle se répartissait en 32,3 % de pétrole, 28,3 % de charbon, 24,0 % de gaz naturel, 4,4 % de nucléaire et 11,5 % d'énergies renouvelables (hydroélectricité 6,8 %, éolien 2,1 %, biomasse et géothermie 1,0 %, solaire 0,95 %, agrocarburants 0,6 %). Le smartphone constitue l’un des marqueurs emblématiques du développement du numérique. Côté usage, malgré des prévisions mondiales à la hausse, la mission constate qu’en France l’impact des TIC (de 7 à 8% de la consommation électrique nationale) est en légère baisse par rapport à une étude précédente … D’autre part, la croissance exponentielle de ce secteur : La consommation énergétique du numérique augmente de 9% par an . Or, cette augmentation entraîne inévitablement une explosion du trafic Internet, qui engendre à son tour une hausse de la consommation énergétique. "La consommation énergétique du numérique augmente actuellement de 9 % par an, malgré d'importants progrès réalisés en termes d'efficacité, souffle Hugues Ferrebœuf, du … Les iPhone soulignent l'ambiguïté de l'indice de réparabilité, Netflix, Amazon Prime Video, OCS, Apple TV+, Disney+ : à ne pas rater en juillet, Tout savoir sur le nouvel indice de réparabilité, Connectez-vous pour poster un commentaire. Selon The Shift Project, 90 % des Gaz à effet de serre (GES) associés à un smartphone proviennent de la phase de fabrication. Si les progrès ont été considérables en matière d’efficacité énergétique, l’impact du numérique va peser de plus en plus lourd sur la consommation d’énergie et nos rejets de gaz qui réchauffent le climat. Au programme : label, étude d'impact et réduction de la consommation énergétique des data centers. Des efforts sont donc nécessaires auprès des fabricants pour les rendre plus durables, réparables et recyclables, mais aussi auprès des consommateurs pour allonger la durée d’usage. L’extraction des minerais rares et leur transformation en composants électroniques peuvent représenter une part bien supérieure à l’énergie consommée au cours de la durée de vie des appareils. Attention, la hausse décrite n’a pas de lien avec la pandémie, car le rapport a été écrit avant. Lorsque l’on souscrit un contrat d’énergie, chez EDF ou un fournisseur autre, on peut logiquement penser que c’est notre consommation courante qui utilise le plus d’énergie, mais à tort ! Une feuille de route classique assez éloignée de la réalité scientifique. Ordinateurs, tablettes, capteurs et autres objets connectés, smartphones, réseaux sociaux, 3G, 4G, fibre, monnaies cryptographiques, blockchain, intelligence artificielle, démarches dématérialisées et autres portails web… Les services que propose à tous cette « révolution numérique », sont en très forte augmentation. Selon la 14e enquête annuelle mondiale PwC Power & Utilities, 73% des entreprises du secteur énergétique anticipent une transformation majeure ou radicale de leur business model d’ici 2030. >Linkedin Évolution de la consommation énergétique mondiale du numérique entre 2010 et 2036, rapportée à la consommation énergétique mondiale totale, Source : Scénarios et calculs The Shift Project 2018, à partir de Andrae & Edler 2015. Ainsi, selon le Shift Project, en seulement cinq ans, entre 2013 et 2017, la consommation globale du numérique a augmenté de 50 %, passant de 2 000 à 3 000 TWh par an. Et dans le pire des scénarios (si les quelques progrès constatés par les auteurs du rapport ne se confirmaient pas), elle atteindrait le chiffre de 6% à cette même date. Ce n'est donc pas précisé, mais le coronavirus a certainement eu de l'influence sur le coût énergétique global du numérique : la consommation de bande passante au premier trimestre 2020 a augmenté de 47 % par rapport à la même période sur 2019 (source : OpenVault), et il y a de fortes chances que cette augmentation se soit répercutée sur la consommation énergétique du secteur. C’est le résultat d’un investissement important des constructeurs depuis près de dix ans … Comme l’expliquent les auteurs de l’étude, dans la majorité des cas, les études existantes sont "insuffisantes, car souvent anciennes, trop fragmentées et difficilement comparables, pour pleinement éclairer les pouvoirs publics sur les tendances et les moteurs de cette consommation". En dépit des quelques statistiques que nous venons d’évoquer, force est de constater que le manque de connaissances sur le réel coût énergétique du numérique rend difficile son évaluation. Note : résultats en %. Fabrice Flipoest professeur en philosophie sociale et politique, épistémologie et histoire des sciences et techniques, Institut Mines-Télécom Business School. Le premier aspect de cette transformation concerne l’amélioration de la performance économique et opérationnelle des infrastructures des réseaux de transport et de distribution d’énergie. De l’autre vous mettez 4 étoiles sur 5 pour la consommation d’une RTX 3080 (370 WATTS !! Présentés comme des ogres énergétiques par la presse. GreenIT estimait qu’en 2015 le numérique consommait environ 56 TWh, ce qui représente environ 12 % de la consommation électrique du pays et 3 % de la consommation d’énergie finale. Cette empreinte inclut l’énergie de fabrication et d’utilisation des équipements (serveurs, réseaux, terminaux). Le développement rapide du numérique génère une augmentation forte de son empreinte énergétique directe. 43 TWh pour les équipements utilisateurs à usage personnel ou professionnel (ordinateurs, ta-blettes, smartphones, box d’accès à internet, etc. L’étude montre qu’à ce rythme, le numérique aurait besoin, en 2040, de la totalité de l’énergie mondiale produite en 2010. Comme mentionné, son impact provident en partie de la consommation d’énergie lors de son utilisation mais de façon beaucoup plus importante de l’énergie nécessaire à sa fabrication. L’évolution des émissions de gaz à effet de serre (GES) suit cette tendance : 2,5 % du total des émissions mondiales en 2013, 3,7 % en 2017. Dans ce cycle de vie, c’est la fabrication d’un appareil qui demande le plus d’énergie, bien plus que celle nécessaire ensuite à le faire fonctionner. 30 % de la consommation électrique est imputable aux terminaux type ordinateur ou smartphone, 30 % aux data centers qui hébergent nos données (photo) et 40 % aux réseaux, les « autoroutes de l‘information ».